l'horloge de la gare de Chartres

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mardi 19 décembre 2017

Sentinelles, monologue intérieur

" - Quand je pense aux moments non répertoriés, ni notés par l'écrit ni enregistrés par l'image, quand je pense à ce que nous vivons et qui passe sans laisser de traces, ou des traces inconscientes, qui nous façonnent à notre insu, je me sens comme flotter à la surface d'un monde incompréhensible, balloté par les vents, sans direction. Rien n'existe si nous ne retenons rien et pourtant notre vie est faite de ces étendues d'oubli, de particules infimes vouées à la disparition qui continuent d'agir en secret sur nos comportements et nos pensées. Evénements éphémères qu'aucune image ne retiendra. Le moindre mot que j'écris me reste en mémoire. Je cherche la juste mesure de la mémoire et de l'oubli, j'aimerais vivre un recommencement du monde où tout serait à recréer."

Cécile Wajsbrot, Sentinelles



un livre où les dialogues deviennent des monologues et les monologues des dialogues, tandis qu'une rétrospective à Beaubourg consacre un jeune vidéaste, et qu'il y a foule...
à retrouver également dans les 36 secondes, lesquelles prennent quelques jours de vacances : bonne fin d'année à tous, et à bientôt, ici ou ailleurs !

vendredi 26 mai 2017

lectures audio, une extension

Je me suis longtemps désespérée, ici, de la difficulté à intégrer du son - ce qui m'avait cependant permis il y a quelques années de faire la connaissance de Pierre Ménard, rencontre précieuse. J'avais par ailleurs un compte Soundcloud ou tout ou presque était passé en "privé", destiné à mon unique usage, et que je n'allais plus consulter.
Pourquoi n'avoir pas fait la jonction ? Mystère.

Mais bref. Ayant dû, pour L'aiR Nu, aller m'intéresser à nouveau à cette plateforme, j'en profite aujourd'hui pour ouvrir les fenêtres, secouer les tapis, rafraîchir les données. Le lien vers mon compte Soundcloud se trouve désormais à droite de cet article, comme les livres. 
Ce qui concerne les lectures audio de mes textes et s'est au fil des années tapi dans l'ombre, va retrouver une place. Ainsi, j'avais enregistré pour moi le début du Journal du Blanc. Je le passe en "public" aujourd'hui même si la fin, on le verra, comporte un blanc justement, un arrêt, une hésitation, s'il faut pousser le volume pour l'écouter et que je lis un peu trop vite. Le voici : 


J'ajoute également ici et sur le compte le beau montage que Pierre Ménard (avec qui je partage aussi quelques images du Blanc, mais c'est une autre histoire...) avait fait sur Liminaire à partir de ma lecture de Cowboy Junkies. L'idée est de rassembler ce qui s'est éparpillé, disséminé, ne retrouve plus facilement, et ce que je n'ai pas encore utilisé. 


Quelques lectures 36 secondes pourront également faire leur apparition sur ce compte tout comme sur celui de L'aiR Nu, remis à jour par la même occasion, mais ce ne seront pas forcément les mêmes...
Que dire de plus ? Bonne écoute ? Bonne lecture ? Les deux ! Et à bientôt, j'espère.

lundi 25 janvier 2016

L'écriture invisible

La vie matérielle : je suis en train de passer d'un ordinateur à l'autre, de quitter le vieux netbook acheté en 2009 avec l'argent du festival de littérature de Deauville qui m'avait accueillie pour Cowboy Junkies (soyons précis). Je copie donc mon dossier appelé écriture pour le transférer sur le nouvel ordi, soit 5098 éléments, paraît-il.

Je sais que j'écris davantage que ce qu'on peut en voir, et cela fait plusieurs jours que j'ai envie de rédiger un article sur ce qui n'apparaît pas, en tout cas pas maintenant, existe quand même, oui mais sous quelle forme, etc. Avant de m'y mettre, je regarde le contenu du dossier écriture que je suis en train de copier. Outre les multiples versions de tous les manuscrits (Franck, Décor Lafayette, Décor Daguerre...), les parties Ateliers, Résidences, L'aiR Nu et un certain nombre d'inédits, je trouve : 
- un vieux dossier reprenant le contenu de l'ordinateur précédent (début des années 2000) #miseenabîme
- de la documentation jamais lue sur "comment accueillir un écrivain en résidence" (j'ai déjà un avis sur la question)
- des photos de Richard Widmark
- un "Nouveau dossier" vide depuis le 29 janvier 2014
- tiens, un petit montage de textes pour Cécile Portier sur le thème de la marche en ville, que je suis très contente de retrouver. Si contente que le voici :


 

Quitter le terrain

La neige ne tombe plus, craque encore et nous jouons dans la lumière entre les phares et les portières. Nos parents dans les caravanes, les bonbonnes de gaz dans la soute, tout pose.
Notre ville de lumière nous tient chaud
Notre ville de lumière nous retient
Je cours en mâchant des cheveux
un peu plus loin dans l’ombre un enfant me suit
ou même deux

Les mômes, ne quittez pas le terrain
Les mômes n’allez pas à la ville

Mais nous allons quand même
La bruyère, les plates-bandes, la route
Qui nous rassurera ?

Vivre là, extrait de Bruits, roman en cours

Courir

On court, on court, la grande et la petite, quoique pas si petite, la petite, grande pour son âge, même. On court, la mère et la fille, et main dans la main je crois bien, pour aller regarder Les Demoiselles.
J'ai le souvenir de pavés, de trottoirs, d'une place qu'on traverse, le soir tombe, on contourne et on se précipite, vole presque, bientôt 20h30 le film va commencer.

On file, on file, deux silhouettes à manteaux, cheveux longs, l'une blonde l'autre brune, si vite qu'on dirait dans un couloir des hirondelles, sur un toboggan des sauterelles, deux super héroïnes propulsées par le vent ou montées sur ressorts, celle d'une boite à musique et poupée en tutu. Dans cette course en ville une joyeuse mécanique, voir ce qui intrigue, l'inconnu (mais de quoi elle me parle ? qui sont ces demoiselles ?).

Ah oui, il y a de la joie dans ce démarrage en flèche : enfin on est parties.

Mes demoiselles, texte inédit (extrait)


Suivre quelqu'un

Je te suis. Si tu le sais ou non, je l'ignore. Si tu détectes mon pas je ne pourrais le dire. Tu marches droit encore, allure au ralenti mais on peut présumer que tu sais où tu vas, mains dans les poches, nuques et dos raides. Ou plutôt non. Tu te penches déjà, à l'arrêt, au feu rouge, demandes quelque chose, l'autre ne répond pas. Tu t'agaces et oublies dans la nuit qui s'annonce. La rue par ses contours commence à s'estomper, poste, gare, voies et rails tandis que la station-service, néons offerts, prend position. Piéton, tu t'y diriges. 
(je me cacherais presque mais dans quelques instants ce ne sera plus la peine, tu ne verras plus rien. En tout cas je le crois, je ne suis pas à ta place mais)
Tu entres. La boutique vend de l'alcool jusqu'aux premières heures, y fait sa pelote, argent et conséquences qu'un jour elle n'assumera plus. Je sais ce que tu achètes. Je le saurais les yeux fermés. Te voilà ressorti, déjà plus indistinct, bras et jambes morcelés que la nuit dépareille – à quelques mètres à peine c'est toi, ce n'est plus toi devant la gare de l'Est, dans la rue Saint-Martin. Tu t'ébruites, t'émiettes. Autour le monde s'écarte et tu prends trop de place, gesticules et tu cries, et tournes sur toi-même. Sauf à te protéger pourquoi te suivre encore ?
(qui peut imaginer maintenant où tu vas)

Te suivre, texte paru dans la revue d'ici là


















Le premier de ces trois extraits, Vivre là, est issu d'un roman, Bruits, que non seulement je n'ai jamais terminé mais dont j'ai utilisé le titre pour écrire un second texte durant 365 jours l'an dernier, qui n'est pas un roman et dont je n'ai encore rien fait. Je m'aperçois à l'instant que ce premier Bruits (le roman), ah merde, mais j'y tiens beaucoup, en fait, il faudrait vraiment que je m'y remette ! Selon mon vieux dossier écriture (celui de l'ordinateur qui précède le précédent), la dernière fois que j'ai touché au texte, c'était en 2004. Et, hum, Vivre là est en ligne sur remue.net... à l'époque où il s'agissait encore du site de François Bon ! Pour une conférence que je dois animer mercredi à Evry, je suis depuis quelques jours en pleine exploration du web des années 90-2000. Eh bien voilà. Nous y sommes.

Le second extrait, vous l'avez peut-être déjà croisé : il appartient à la série Mes demoiselles, que j'avais postée ici même et qui, en réalité, est un des feuilletons qui constituent Décor Daguerre (Demy Varda etc). 

Le troisième est un texte paru dans la revue dirigée par Pierre Ménard, d'ici là, originellement écrit pendant un des ateliers qu'il a menés à l'espace Château Landon en 2010. Ceux qui ont lu Franck auront peut-être reconnu une parenté avec mon livre (c'est le cas). La revue d'ici là, autrefois payante, est désormais en accès gratuit. Autant dire qu'en fait, ces trois textes retrouvés étaient à la fois et depuis longtemps sur le disque dur de mon / mes ordinateur(s) et quelque part en ligne. Mais où ? Et comment les atteindre, en général ? Et pourquoi les exhumer, soudain ? Et les autres, alors, tous les inédits qui restent éternellement dans le dossier écriture, qu'en faire, si je les aime encore ?

L'écriture invisible, c'est en partie cela, je crois : ce qu'on a oublié. Ce à quoi on s'est voué corps et âme à une époque (mais vraiment) et que, malgré tout, on n'a pas terminé. Qu'on a délaissé pour passer à une autre forme, qui elle a trouvé une fin. Qu'on ne peut plus relire à cause d'un seul refus (c'est le cas de mes poèmes pour la route, dont trois sont parus en anthologie, pourtant). Qu'on n'a jamais eu le courage d'envoyer en lecture, parce que sûr-e à l'avance de ne pas trouver la bonne case. Qu'on ne met pas en ligne pour autant - et là, je me demande pourquoi.
Je me dis que mon désir d'être lue, s'il existe bien, est toujours second, il n'y a rien à faire. Le désir premier, c'est d'écrire. Etre lue n'est pas, chez moi, le moteur principal et c'est sans doute un handicap. Un manque, une faiblesse. Etre lue est pourtant essentiel si je veux continuer à écrire, et je suis très loin d'être indifférente au fait de ne pas l'être, ou pas assez (il n'y a qu'à voir l'effet que me fait le manque de réaction face aux parutions d'Ile ronde ou d'Anamarseilles. Je n'en parle pas ici mais c'est évidemment très difficile). Pourquoi je ne mets pas en ligne tous ces inédits si j'y tiens toujours, par exemple, sans parler des les faire parvenir à un éditeur ?


















Réponse : parce qu'entre temps je suis passée à autre chose. Je me dis que j'aurais toujours le loisir, un jour, de revenir en arrière et ce n'est jamais le cas. Il y a toujours un, deux, trois, quatre nouveaux projets droit devant. Mais du coup, rien ne fructifie. J'écris tout le temps et c'est presque tout ce qui se passe. C'est trop d'efforts pour le résultat obtenu, ça ne va pas. 
Certes, me dira-t-on, mais c'est normal, puisque tu ne prends pas en compte (ou pas assez, en tout cas) le fait d'être lue au moment même où tu écris. C'est assez vrai. Je ne le prends parfois pas en compte du tout. Parfois un peu quand même. Mais jamais énormément, c'est certain. Ce qui m'intéresse, au moment où j'écris, c'est d'aller chercher du neuf, pas encore de savoir comment je vais le communiquer. 
(tout cela est dit grossièrement, c'est évidemment plus complexe, mais j'ai besoin d'avancer)

L'écriture invisible, c'est aussi autre chose : l'écriture en carnet, sous format papier de ce qui pourrait s'écrire sur ce blog. J'ai bien conscience, depuis un moment, de ne plus écrire dans cette interface. De proposer simplement des informations sur ce que, par ailleurs, vous ne pouvez pas lire : par exemple, sur Diptyque, une pièce chorégraphique que non seulement vous n'avez pas vue, mais qui ne fait entendre qu'une petite partie de ce que j'ai écrit. Or, quand la chorégraphe Caroline Grosjean m'invite à noter mes réflexions à partir de notre expérience commune, qu'est-ce que je fais ? Je commence par utiliser un carnet, et non me servir de mon blog. Mais pourquoi, enfin ? Je ne sais pas. Sans doute la beauté du carnet et le fait qu'il s'agisse d'un cadeau me poussent-ils à agir ainsi : ce sont des propulseurs. Mais tout de même.

J'ai écrit De la ville au Loing (le texte pour la résidence de L'aiR Nu) sur un carnet bleu, que j'ai ensuite recopié et retravaillé au clavier avant de lire à voix haute et d'enregistrer le texte tapé pour l'envoyer aux autres membres du collectif sans le leur donner à lire.
J'écris sur un cahier rouge un journal de mon nouveau livre lié à la figure de Marilyn Monroe alors que je n'ai plus avancé sur le texte depuis un moment.
J'ai entamé le texte consacré à Diptyque sur le beau carnet. 
Et être lue, alors ? Où et quand et comment ? Ce n'est pas que le sort de mes textes ne m'intéresse pas, au contraire. C'est bien pour donner une chance au livre que j'ai enregistré l'intégralité d'Anamarseilles. Que faire de plus, de mieux ?
Je réfléchis.
Et me demande :est-ce que tout cela parlerait à quelqu'un ? 


*
(ce propos est sans doute à suivre)
(quant aux, photos, elles sont tirées du dossier gigogne écriture, où je ne mets normalement pas d'images. Je crois que celle de Fenêtres à la vitre est d'Emmanuel Delabranche et que la première vient d'une exposition sur les ouvriers en grève de l'usine Chaffoteaux, dans la région de Saint-Brieuc. Les gravures sont des illustrations du Petit Poucet et de La Belle au bois dormant)

mercredi 13 janvier 2016

Anamarseilles, lecture intégrale




Petit cadeau de début d'année : se promener, se perdre dans Marseille, passer de l'éventail au couteau, de la gare Saint-Charles à la corniche Kennedy, se déplier, se tordre, longer la rue et les rails, c'est désormais possible en version audio grâce à la lecture intégrale et gratuite d'Anamarseilles présente sur le site de la Marelle.


Magie de la mise en ligne de Pascal Jourdana : on peut, comme dans le livre, choisir de commencer par le parcours qu'on veut : anamarseilles (version Dita Kepler, fiction, poème, anamorphose) ou Anne à Marseille (version autobiographique, souvenirs, désirs, questions qui se posent durant une résidence). La page comprend, outre le découpage en fichiers son très courts, la possibilité d'écouter le texte en continu. Elle permet également de suivre le voyage en images.



Ainsi, prenez ou non un casque, fermez les yeux si vous voulez, installez-vous confortablement et bon voyage !
PS : en ce 18 janvier, la page a été clarifiée et allégée par la Marelle, les photos s'affichent plus vite et la logique du texte, de sa structure, est plus visible.

mardi 29 septembre 2015

Lectures : de Moret à Nantes, les 2 et 3 octobre prochains














Vendredi soir, le 2 octobre, aura lieu l'inauguration de la résidence de L'aiR Nu dans la communauté de communes de Moret Seine et Loing. La soirée se déroulera plus précisément dans la ville d'Ecuelles, à la salle Jean Mermoz et débutera à 19h30. 
Ce que nous y ferons ? Je commencerai par lire un montage de textes d'une dizaine de minutes tandis que Mathilde Roux projettera.... quelque chose, je ne sais pas quoi ! Le principe est en effet le suivant : j'ai effectué ce montage en allant piocher chez chacun d'entre nous des extraits de livres, sites, blogs que j'ai juxtaposés et ce, sans en dévoiler le contenu à personne. De son côté, Mathilde est allée "piquer" des photos, dessins, images, cartes, que sais-je encore chez nous quatre sans rien nous montrer non plus. Le résultat, à la fois construit et aléatoire, se découvrira donc en direct vendredi soir, devant tout le monde sauf moi, puisque, le nez sur le texte à lire, je ne verrai pas ce qui se passe sur l'écran. Frustration assurée ? Peut-être. En tout cas, je me suis beaucoup amusée à passer d'un univers à l'autre, à suivre les pas de Piero, de Mathilde et de Joachim.



















Ensuite, nous présenterons le site au public présent. J'en profite pour dire que depuis hier, on peut y trouver une nouvelle page, celle qui est dédié Ricordi de Christophe Grossi. Si un voyage en Italie vous tente, passez voir : le livre se déploie et permet d'entendre quatre propositions sonores distinctes.
Après cette présentation collective, nous inviterons le public à venir nous poser des questions de façon plus individuelle. Des ordinateurs permettront de découvrir nos sites personnels. Nous pourrons parler de nos livres et les présenter. Un accrochage des collages de Mathilde est également prévu. 
Programme alléchant, n'est-ce pas ? Si vous ne pouvez pas vous rendre jusqu'à Ecuelles, 45 rue Georges Villette, sachez que cette lecture-projection fera l'objet d'une page sur L'aiR Nu un peu plus tard.
(mais venez !)















Le lendemain, hop, un peu de TGV puis le château des Ducs de Bretagne (mazette) pour une lecture de Ile ronde de 40 minutes, suivie d'un entretien avec Arnaud de la Cotte, dans le cadre du festival Echos. Là encore, je vais "incarner" plusieurs voix puisque j'ai choisi de lire un montage d'extraits dans lesquels on entendra la mienne (de voix), celle de Dita Kepler, celle de la jeune fille, celle du géant et celle de l'aviateur. Ile ronde étant - c'est mon avis du moins - un livre impossible à lire à haute voix dans l'ordre du texte, j'ai modifié l'ordre d'apparition de ces voix et, ce faisant, eu l'impression de créer parfois un sens nouveau. Est-ce que ce sera le cas ? Nous verrons bien.

Week-end sonore qui correspond, c'est un hasard, à la fin de ma première phase de travail sur les Bruits. Et dire que sur ce blog, tout est silencieux !

lundi 21 octobre 2013

de Paris à Nantes, lecture(s) croisée(s) avec Thierry Beinstingel

De mon oloé à Cerise (chambre verte d'où l'on entend le temps passer), un mot pour dire que la lecture croisée avec Thierry Beinstingel qui eut lieu le 20 septembre dernier est en ligne sur remue.net depuis quelques instants, ici même.

Si vous êtes dans la région nantaise, sachez que nous reprendrons cette lecture (à moins que nous décidions de faire un peu autre chose...) le 22 novembre prochain à la médiathèque de Bouaye, près de Nantes. Ce sera à 20h30 et toutes les informations se trouvent, cette fois, par là.

(et que ceux qui veulent nous proposer une tournée n'hésitent pas !)

dimanche 12 juin 2011

Lire à voix haute


























Hier, à l'invitation des bibliothécaires de l'annexe Colonel Fabien à Montreuil (merci à Jocelyn et à Renata, en particulier, de leur accueil si chaleureux), je suis donc allée parler de mon travail à celles qui s'y réunissent une fois par mois et forment le club de lecture. 

















La batterie de mon appareil-photo est tombée en panne quasiment tout de suite, aussi je ne peux montrer les lieux à l'intérieur ; mais au rayon polars, sachez-le, on trouve un oloé parfait : fenêtre, silence, fauteuil à l'angle installé près des rayonnages.... bref.



















La rencontre a duré deux heures et fut un moment délicieux, de ceux dont on ressort remonté à bloc, se disant qu'il en faudrait un par semaine. Au programme : lecture, présentation de sites (celui-ci, La ville haute, mais également ceux des éditions D-Fiction et publie.net, la revue d'ici là, le petit journal du Tiers Livre...) puis discussion à propos de la résidence à Montreuil, du travail d'écriture, des liens que je tisse sans cesse d'un livre à l'autre, d'une page à l'autre, d'un site à un livre, d'une phrase à une photo, sans forcément qu'on s'en rende compte.

(Mais vous travaillez tout le temps, vous ne vous arrêtez jamais ! s'est exclamée une des lectrices. Ca ne faisait pas de mal de l'entendre, à vrai dire)

Comme souvent après une lecture, une des participantes m'a demandé pourquoi je n'enregistrais pas mes textes sur CD. Elle me disait que ce que j'écris lui avait paru difficile à lire, avant la rencontre, mais qu'après m'avoir entendue, son avis venait de changer. Elle aurait aimé m'entendre lire le livre entier. Je lui ai répondu qu'en ce qui concernait Franck, on pouvait d'ores et déjà en écouter la moitié sur le web. Mais il est vrai que le club de lecture ne regroupe pas d'internautes. Alors, comment faire ?

Je suis prête à aller partout où on veut bien m'accueillir pour lire à voix haute, encore et encore, ce que j'écris, parce que j'adore ça et qu'en effet, c'est une façon de faire découvrir mes livres à des gens qui n'y seraient pas venus et qu'ils peuvent toucher. Cependant, comment le faire savoir ?

En attendant de trouver une réponse, ci-dessous, quelques liens qui mènent aux enregistrements (audio ou vidéo) de mes lectures à voix haute...

Tout d'abord, la lecture de Fenêtres Open space réalisée avec le guitariste Jean-Marc Montera à Marseille :

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Cowboy Junkies, The Trinity session : les 30 premières pages, mixées par Pierre Ménard sur radio marelle, suivies d'une courte interview

Cowboy Junkies : la page 48, toujours mixée par Pierre Ménard

Franck / Cowboy Junkies : lecture croisée avec Pierre Ménard 

L'oloé 6 filmé (devinez par qui...)

et à venir, certainement, d'autres lectures, parce que j'ai vraiment ça en tête, en ce moment.

samedi 30 octobre 2010

Les 83 premières pages de "Franck" en audio

Au printemps dernier, une table ronde au salon du livre m'a permis de rencontrer la comédienne, humoriste et journaliste Ouiza Ouyed, dont je vous invite à (re)découvrir le beau reportage sur Arte radio, consacré à sa façon de lire en audio : Mes lectures à l'aveugle.
Sur son blog, on trouve un billet consacré à cette table ronde. Ouiza, qui est donc aveugle, y explique quels outils elle utilise pour écouter des livres audio (CD, MP3...). Un logiciel de revue d'écran, Jaws, lui permet par ailleurs d'entendre le contenu des sites web (mais tout ne fonctionne pas toujours très bien, ainsi qu'elle le dit sur le sien).

Sachant qu'elle est déjà passée par ici, et parce que je ne sais pas si la navigation dans les archives de la ville haute est facile d'accès, ou non, avec Jaws, voici une liste de liens qui permettent d'écouter les 83 premières pages de Franck. Chaque "chapitre" du livre (écrit par lieux) est découpé en plusieurs fichiers son de deux minutes environ, à lire en cliquant sur un player situé au-dessus d'une photographie. Le player comporte une seule touche Play/Pause. Lorsqu'on effectue une pause, puis clique à nouveau, la lecture audio reprend à l'endroit où l'on s'était arrêté.
Pour info : les archives de la ville haute (lecture audio + journal de publication) sont accessibles dans la partie "A propos" du site.

Voici donc les liens :

1. Château-Landon, pages 7 à 13 : cinq fichiers son
2. Gare du Nord, pages 14 à 27 : dix fichiers son
3. Jourdain, pages 28 à 33 : cinq fichiers son
4. Jourdain, de l'autre côté, pages 34 à 40 : six fichiers son
5. Jourdain / à peine plus loin, pages 41-42 : deux fichiers son
6. Boulogne-sur-Mer, pages 43 à 46 : trois fichiers son
7. Jourdain, pages 47 à 51 : trois fichiers son
8. Place Denfert-Rochereau, pages 52 à 57 : quatre fichiers son
9. Fleury-Mérogis, pages 58 à 68 : sept fichiers son
10. Autoroute A1, pages 69 à 71 : deux fichiers son
11. Fleury-Mérogis, pages 72-73 : un fichier son
12. Jourdain, rue du Jourdain, pages 74 à 77 : trois fichiers son
13. Fleury-Mérogis, pages 78 et 79 : un fichier son
14. Les Halles, pages 80 à 83 : trois fichiers son

Amis miros, comme dirait Ouiza, n'hésitez pas à me dire si cette lecture audio est accessible, s'il y a des problèmes, etc. Pour le son en lui-même, je ne peux faire mieux... Amis non miros, vous pouvez également me faire part de remarques, bien sûr ;-)
La mise à jour de cette lecture audio se fait chaque semaine, le samedi (le matin si je peux, sinon le soir). Nous arrivons tranquillement au premier tiers du livre, qui compte plus de 300 pages.
Bonne écoute...