l'horloge de la gare de Chartres

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mardi 24 février 2009

Vraie vie de l'open space

Depuis que j'ai ouvert ce blog il y a un an et demi, certains sont passés à cause du sous-titre de mon livre : Open space, espérant peut-être y trouver des indications sur une certaine vie de bureau.
Je ne travaille plus dans un bureau depuis plus de sept ans. A l'époque où ce livre a été écrit, en 2000-2001, j'étais web-surfeuse, ou documentaliste web si l'on préfère, ou encore rédactrice (c'était le titre exact) pour un annuaire internet, métier qui a disparu depuis. Nous travaillions pour une start-up américaine concurrente de Yahoo ancienne formule, Looksmart, qui existe encore aux Etats-Unis. Nos bureaux étaient situés près de l'Arc de Triomphe (j'y pensais hier en faisant la touriste) dans un agréable immeuble années 30. Pas d'open space, des pièces pour cinq, six. Des conditions de travail agréables, la première année tout au moins.
Les open spaces se construisaient, on les voyait grimper (immeuble de I-Bazar racheté par e-bay à Stalingrad), on y voyait des gens travailler sous vitre à n'importe quelle heure (immeuble neuf près de Lariboisière). Open space, c'était un de ces mots nouveaux en l'an 2000 avec start-up, .com (prononcez dot com), etc. C'est parce qu'il symbolise bien l'époque tout en continuant de signifier "espace ouvert", ce ciel plein que je ne voyais que le matin dans le métro aérien, c'est pour le double sens que je l'ai choisi. Les gens qui voulaient des informations sur le livre récemment paru L'Open space m'a tuer se sont égarés en venant ici.
Enfin pas sûr. Car si je ne l'ai pas lu, je viens d'écouter la dernière émission en date de Zoé Varier sur France Inter, Nous autres. Une ancienne collègue des auteurs, Marina, y raconte ses conditions de travail, le lavage de cerveau permanent. Même si on se doute, même si on connaît, ça vaut la peine de l'entendre.

lundi 24 novembre 2008

Cowboy nu de New York

Comme d'autres, j'aime bien aller voir ce que les internautes tapent dans Google, lorsque leurs requêtes font apparaître un lien sur ce blog dans les premières pages (sans pour cela qu'ils le consultent : peu importe). Ce que j'aime surtout, c'est observer la liste des résultats pays par pays.

Ainsi, aux Etats-Unis, quelqu'un cette semaine cherche un cowboy nu de New York : assemblage parfait des syllabes, apparition soudaine de John Voight en gigolo dans Macadam cowboy. Un autre Américain tape : "Il ne se passe rien de rien" (mais si, enfin : voir plus haut !). On trouve aussi ces maux occidentaux typiques : "souffrir de l'open space", "brique anti bruit".

Ce qui est frappant, surtout : en Algérie, au Canada et en Allemagne,"Loos" arrive en premier. En troisième position des requêtes les plus fréquemment tapées sur google.de, c'est même encore plus clair : le "centre pénitentiaire de Loos" est demandé.

En Belgique on voudrait savoir "comment bien lire à haute voix" ; en Algérie, "comment écrire un message des amoureux" ; au Canada, "comment fonctionnent la nuit et le jour" (gulp).

Un autre Canadien pose la question : est-ce qu'il y a des cowboys en Nouvelle-Zélande ?

Un Espagnol voudrait des nouvelles de Fanny Ardant. J'ai écouté la dame lire La Duchesse de Langeais l'autre jour et l'ai marqué dans une petite rubrique à droite : ça suffit pour que mon blog se retrouve en première position sur google.es !

Un Suisse cherche un "globule sur la peau". Un autre veut "trouver facilement ailleurs". En France ce qu'on souhaite, majoritairement, c'est que "La Rochelle bouge", qu'on se le dise.

Il y aussi les tubes, les idoles, les indétronables : le Père Goriot, la dame de pique, Rimbaud, Verlaine, les open spaces qui tuent et le boulevard Barbès. En bonne position, également, tout ce qui concerne la maçonnerie. C'est bien naturel.

lundi 16 juin 2008

absorbants doux

La tâche la plus importante dans les bureaux en « open space » et d’atténuer le plus possible le bruit. Le parquet de bois est collé avec une colle élastique spéciale, pour adoucir les bruits de pas. Les locaux disposent de plafonds absorbants acoustiques pour atténuer le bruit, et obtenir un court temps de réverbération. Des panneaux absorbants sont aussi placés près des murs des atriums. Le son pouvant se déplacer sur de longues distances, l’angle entre la source du bruit et le plafond est réduit dans les vastes salles, comme les bureaux en « open space ». Dans cet immeuble, toutes les parties du plafond entre les poutres de béton ont été recouvertes de panneaux absorbants doux. Au final, les meubles et les personnes contribuent à diffuser et absorber le son.
in : Espace de travail : le modèle danois


On se doute que tous les open spaces du monde ne bénéficient pas du traitement de faveur réservé, si l'on en croit Planet facility (quel nom !), le "mensuel d'info de la vie de bureau" aux locaux de la société des chemins de fer danois (privatisée - d'où l'open space, apprend-on dans cet article que je vous laisse le soin de qualifier). Où trouve-t-on cette colle élastique spéciale ? Et comment absorbe-t-on soi-même le son ?


Questions cruciales, d'autant que :


Les espaces de bureaux en « open space » sont divisés en plus petites parties par des petites cloisons en bois. On y trouve des cuisines (il faut dire que les danois n’ont que 30 minutes pour déjeuner le midi) et l’équipement technique, comme des photocopieurs et des fax. Cela permet de circonscrire le bruit généré par ces activités par rapport à l’espace autour.



Ah, déjeuner dans le bruit de son fax...


Témoignages d'anciens travailleurs en open space : l'intimité impossible, les fenêtres qui ne s'ouvrent pas, les évanouissements dès que la température extérieure monte.