l'horloge de la gare de Chartres

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mardi 14 mars 2017

la villa, les rails



















Ce blog comme une respiration. Comme autre chose que le texte fermé dans son traitement de textes, lequel parfois avance, parfois inquiète, parfois permet lui aussi de respirer. 
J'avais envie d'écrire ici sur le séjour de L'aiR Nu à Marseille, sur notre déambulation mais je l'ai déjà fait en introduction de notre page web puis dans les carnets de résidence, l'espace réservé aux auteurs de la Marelle. Changer de support, est-ce se répéter ? Est-ce vouloir toucher de nouveaux lecteurs ? Seulement ça ?












Ne parler que voyage, paysage à la vitre, souvenir rapide d'Aix sous un ciel menaçant, jours plus doux à Marseille avec la Friche à traverser, les quartiers de la Belle de Mai, des Chutes-Lavie tandis qu'il n'y a toujours personne dans les rues en pente, que le château d'eau en haut du parc Longchamp disparaît sous les échafaudages, que l'entrée du parc sent le crottin (et les mats qui tintent au Vieux Port, cet hôtel où j'ai mal dormi, les méandres du musée... tout s'enroule, se déroule, disparaît dans le vent).



















De retour à Paris, j'ai passé plusieurs heures sur un petit enregistrement que j'ai effectué pour L'aiR Nu, texte qui recouvre en partie un autre texte, laisse entendre des bruits de travaux, de trains. Qu'est-ce que je voulais faire, à tenter d'effacer le texte initial écrit sur la villa par un autre expliquant que je ne pouvais l'écrire ? Quelle inquiétude se dessinait là ? 















Il faudrait dire les rires, le passage à la mer, les cafés, les envies de se revoir, les graphes et la friction des skates à l'entrée de la Friche, la musique entendue, les repas pris ensemble et pas seulement ce vertige né de l'absence de sommeil, du peu de mots disponibles, du tourbillon, vitesse de ces jours où tout ce qu'on rêvait advient. 













On regarde filer alors que c'est le présent encore. On sait bien que ça ne s'attache pas, glisse, ce présent parfait. Que ce n'est pas le moment d'écrire ni même de prendre des photos. Il s'agit d'écouter les gens, de les faire lire et de créer un site pour que quelque chose s'inscrive, se déploie.


Permette un jour d'aller ailleurs, déambulation qui nous a conduit en un an de Strasbourg à Marseille, devrait m'entraîner à Cannes au mois de mai et sur la Côte d'Azur en août. 
(mais oui !)
(monter un dossier, réfléchir, envoyer des mails)













Nous faisons, tricotons, oublions, repartons, discutons avec le sentiment, parfois, d'être devant un vide. Mais non. 













Mais non, au contraire. Tout est là qui tient dans le mouvement.

samedi 26 mars 2011

Fenêtres, printemps et genre urbain


















La librairie du Genre Urbain, à Belleville, fête le printemps en confiant à la paysagiste Sophie Barbaux le soin de concocter une vitrine spéciale pour l'occasion : on y retrouvera à partir de demain des livres sur les jardins, le paysage et l'espace urbain, parmi lesquels Fenêtres Open space (presque quatre ans après sa parution, merci Sophie !).
A découvrir à partir de 16 heures autour d'un verre, même.

Le Genre urbain se trouve au 30, rue de Belleville 75020 Paris
M° : Belleville
Tel : 01 44 62 27 49

Les photographies sont de Sophie Barbaux.

lundi 6 juillet 2009

D'ici là - troisième

Me revoici donc à squatter éhontément pour la troisième fois une page de la revue d'Ici là dirigée par Pierre Ménard et diffusée par les éditions publie.net. A ma décharge, disons que mon texte est très court : quelques lignes d'un passage de Dita Kepler inspiré par une chorégraphie au 104 avec bancs et bâche en plastique, dont on voit ici la préparation. C'est ce passage que Sophie Barbaux avait lu dans le jardin d'Eole, et par lequel j'ai terminé l'autre jour lors d'une lecture au Cinq (merci de l'accueil, Mélico).
A le lire seul, dans la revue, ce début de passage, j'ai l'impression que ce n'est pas d'une chorégraphie dont je parle...

D'ici là numéro 3 vient juste de paraître. On y trouve par exemple un texte très juste de Jérôme Orsoni, intitulé Acouphènoménologie, à propos de ce qu'il nomme la "muzak", cette musique, d'ascenseur ou non, omniprésente dans nos vies...

dimanche 10 mai 2009

Jardin liminaire

La déambulation au jardin d'Eole, suivie de la projection du documentaire De haute lutte (très bien construit et clair) vient de se terminer. Finalement, c'est Sophie Barbaux qui a lu mon extrait de Dita Kepler tandis que nous étions assis sur les gradins menant aux pelouses. Elle a un peu coupé le passage que je lui avais envoyé par e-mail, et c'est tant mieux : je lui avais de toute façon donné une version partielle de ces pages où Dita Kepler, assise dans la nef Curial, assiste à un ballet de bancs. Parmi les gens que Dita regarde, danseurs, spectateurs, travailleurs du 104 se trouve d'ailleurs Sophie Barbaux, qui n'est pas citée (mais Sophie et moi savons que c'est elle).
Sophie lisait quasi ce que j'ai en tête, question rythmes et intonations : c'était bien, c'était reposant de ne pas lire soi-même... Ce n'est que la deuxième fois que cela m'arrive et je garde un fort mauvais souvenir de la première ! Merci à elle, donc, encore une fois.
J'avais emporté mon appareil photo mais finalement, aucune envie de mitrailler quoi que ce soit aujourd'hui. Heureusement surgit Pierre Ménard (très heureuse de le voir apparaître, comme ça, par surprise), qui vient de mettre en ligne un "au fil des bancs" que je vous invite à aller lire et regarder. Pour ceux qui ne me connaissent pas, la rousse de dos c'est moi. Comme on peut le constater, toujours aussi bien peignée !
Me revient à ce propos une réflexion que je me suis faite il y a peu : je ne sais pas si c'est l'austérité du 104 qui y pousse, mais je me suis rendue compte l'autre jour que je ne me suis pas fait couper les cheveux depuis mon entrée dans les lieux (janvier, tout de même). Et comme j'en parlais à Sophie dans les escaliers qui mènent aux ateliers (escaliers d'un gris tout ce qu'il y a de plus gris) elle me répondit : "Oui, c'est un coiffeur, qu'il faudrait aussi, au 104". Ca m'a paru soudain complètement évident. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Mais il nous faut de cette légereté-là, aucun doute...