l'horloge de la gare de Chartres

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mercredi 23 janvier 2013

J-1



















Au bord du grand bassin, ils sont tout un groupe, CE1 CE2 je dirais, venus prendre une leçon. Lui, je ne le vois pas, mais je l'entends très bien : Il est hors de question que je saute, prévient-il d'une voix claire. Hors-de-ques-tion répète-t-il tandis que je commence à nager. En voilà un qui a saisi la portée du langage !
(j'imagine ses parents : Il-est-hors-de-question que tu manges ces gâteaux / que tu te couches à cette heure / que tu n'ailles pas te laver...). 
Je le comprends très bien : moi aussi, il est hors de question que je saute. 
Il est hors de question que je ne saute pas, également.

J-1 et plus rien de solide en tête. Pour ne pas oublier le numéro de casier, j'associe 362 à la mort de Marilyn Monroe. Et qui dit Marilyn dit Gainsbourg et qui dit Gainsbourg dit
Norma Jean Baker
nue en diagonale
cinquante nembutal
on l'emmène sans délai
à la morgue d' L.A
chantonnement de la ligne d'eau.

Pas de Marilyn dans les grands magasins. Par contre, Anita Ekberg en géante joyeuse, oui (de temps à autres, le Décor Lafayette est à l'heure italienne). La voici, donc, dans une Tentation du docteur Antonio en V.O sans sous-titres mais aussi en entier, soit 52 minutes. Rome en place d' L.A : bonne séance à vous, et à demain peut-être...




*
(demain, Tremblay, une classe une ville cette semaine, alors nager, pas sûr)

dimanche 25 mars 2012

Ecrire avec le cinéma

est l'un des thèmes de Hors Limites cette année. 

Merci encore au Méliès de Montreuil et au festival qui, tous deux, m'ont donné l'occasion de lire mon texte sur Claire Dolan, paru chez Inculte, après projection du film. Pousser les portes à battants, découvrir la salle, rangées de fauteuils rouges comme on l'avait imaginé ; penser que c'est là, devant l'écran, qu'une heure trente plus tard les choses s'enclencheront par la phrase, prononcée au micro, On dira ce qu'on voudra de Claire Dolan (vingt minutes, un quart d'heure peut-être, à lire sur le ciel et l'absence de ciel) tandis que, devant, les spectateurs ont encore en tête le visage de Katrin Cartlidge, les regards, le corps de Vincent d'Onofrio, les brèves paroles du mac, la succession de façades, New York, Newark, la violence des échanges : un vrai cadeau. Je n'avais évidemment pas imaginé, en l'écrivant, qu'un jour les choses pourraient se passer ainsi.

Merci également à ceux qui sont venus, nombreux, découvrir ou revoir ce film. Lors de la petite discussion qui a suivi, j'ai mentionné deux autres textes écrits l'an dernier "sur" deux autres films ("avec" serait plus exact). Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici les liens qui mènent vers les sites ou revues les ayant accueillis : 

tout d'abord, Roma, Rome, texte paru initialement sur le site Urbain trop urbain, puis dans la revue Quai des lettres, que l'on peut donc lire en ligne en cliquant sur le titre. Ci-dessous, un extrait (tronqué, mal cadré, mais enfin...) de la scène de Roma de Federico Fellini qu'il évoque : 


Ensuite, un lien vers la revue numérique d'ici là 7, pour laquelle j'ai écrit un texte intitulé Juste avant, inspiré par Rien à faire de Marion Vernoux, dont vous trouverez ici la bande-annonce. En voici également un extrait, le seul qui soit disponible, situé... "après" (que quelque chose se concrétise entre les personnages)(c'est pourquoi je vous conseille de regarder la bande-annonce avant) : 


J'y ajoute une scène qui se trouve explicitement dans mon dernier manuscrit en date, Décor Lafayette (Fellini, encore, mais Casanova cette fois), texte situé dans les grands magasins parisiens, mais dont on peut voir, en regardant l'extrait, qu'il lui arrive de s'en éloigner :)



Depuis, le désir renouvelé d'écrire "avec" le cinéma, bien sûr...

vendredi 2 janvier 2009

Working on a building













De retour sur le moteur qui permet de fouiller dans les archives photo de Life, je tombe sur cette image de "window cleaners" qui en appelle d'autres. Surprise : la suivante a pour légende le titre d'une des reprises des Cowboy Junkies (sur The Trinity Session bien entendu), Working on a building. J'ai toujours été fascinée par ces équilibristes (d'ailleurs on en trouve dans Fenêtres) et prends ça comme un cadeau de début d'année.
























(dans l'ordre : New York Mexico Mexico New York)

D'autant que pour finir, Life offre cette vue de musée (A staff member at the Museum of Natural History cleaning the glass case of an exhibit. New York, NY US, March 1951)












qui aurait sa place dans un Fellini consacré à Cinecitta, vous ne trouvez pas ?

jeudi 27 novembre 2008

Ce qu'on souhaiterait sauver du XXe siècle en images


Le mois dernier, j'avais donné sur ce blog ma petite liste personnelle des choses du XXe siècle à sauver (elle est , vous pouvez la faire apparaître dans une seconde fenêtre, si ça vous dit). Depuis, Life a ouvert ses archives photographiques à tous. J'ai commencé à farfouiller et à trouver des trésors.

L'ayant su, PdB m'a donné un second lien, celui des archives de la Library of Congress. Quand on découvre dès la première page ce genre de photographie :









on se dit que l'exploration est loin d'être terminée.
Voici en attendant quelques éléments de ma liste en images, via Life :
































Evidemment les Français ne sont pas avantagés, sauf Tati, Duchamp













et la brunette Catherine Deneuve :










Mais trouvé Einstein et Gödel cheminant sur le campus de Princetown :























et c'est précisément ce qui m'a donné envie de faire une suite en images à la liste.
Manquent des enfants, des inconnus, des lieux, des moyens de transport. Manquent des souvenirs, des atmosphères, objets et rêves.
Manque Elvis jeune, les photos n'étaient pas probantes.
Mais (une évidence, pour ceux qui me connaissent) ne manque pas Marlon...