l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 2 avril 2012

Claire Dolan, ciel




















On ne voit rien, n'est-ce pas ? C'est sombre, abstrait, on ne devine pas l'homme de dos, le toit du taxi, la fille qui s'éloigne, la barre d'immeubles où elle vit. Pas plus que la portion de ciel : losange coupé, poteau électrique.
On ne voit rien.
Pourtant, il s'agit d'un bout de vraie pellicule, Claire Dolan par deux fois brisée, recollée, remontée ce vendredi soir au Méliès, pan de ciel qui tombe, invisible à la projection.
Ce que l'on voit, c'est la déchirure.
Merci au Méliès de m'avoir, après la lecture, offert ces images. Hasard de la chute, elles me correspondent (et à la lumière, bien sûr, on voit tout : un luxe).

dimanche 25 mars 2012

Ecrire avec le cinéma

est l'un des thèmes de Hors Limites cette année. 

Merci encore au Méliès de Montreuil et au festival qui, tous deux, m'ont donné l'occasion de lire mon texte sur Claire Dolan, paru chez Inculte, après projection du film. Pousser les portes à battants, découvrir la salle, rangées de fauteuils rouges comme on l'avait imaginé ; penser que c'est là, devant l'écran, qu'une heure trente plus tard les choses s'enclencheront par la phrase, prononcée au micro, On dira ce qu'on voudra de Claire Dolan (vingt minutes, un quart d'heure peut-être, à lire sur le ciel et l'absence de ciel) tandis que, devant, les spectateurs ont encore en tête le visage de Katrin Cartlidge, les regards, le corps de Vincent d'Onofrio, les brèves paroles du mac, la succession de façades, New York, Newark, la violence des échanges : un vrai cadeau. Je n'avais évidemment pas imaginé, en l'écrivant, qu'un jour les choses pourraient se passer ainsi.

Merci également à ceux qui sont venus, nombreux, découvrir ou revoir ce film. Lors de la petite discussion qui a suivi, j'ai mentionné deux autres textes écrits l'an dernier "sur" deux autres films ("avec" serait plus exact). Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici les liens qui mènent vers les sites ou revues les ayant accueillis : 

tout d'abord, Roma, Rome, texte paru initialement sur le site Urbain trop urbain, puis dans la revue Quai des lettres, que l'on peut donc lire en ligne en cliquant sur le titre. Ci-dessous, un extrait (tronqué, mal cadré, mais enfin...) de la scène de Roma de Federico Fellini qu'il évoque : 


Ensuite, un lien vers la revue numérique d'ici là 7, pour laquelle j'ai écrit un texte intitulé Juste avant, inspiré par Rien à faire de Marion Vernoux, dont vous trouverez ici la bande-annonce. En voici également un extrait, le seul qui soit disponible, situé... "après" (que quelque chose se concrétise entre les personnages)(c'est pourquoi je vous conseille de regarder la bande-annonce avant) : 


J'y ajoute une scène qui se trouve explicitement dans mon dernier manuscrit en date, Décor Lafayette (Fellini, encore, mais Casanova cette fois), texte situé dans les grands magasins parisiens, mais dont on peut voir, en regardant l'extrait, qu'il lui arrive de s'en éloigner :)



Depuis, le désir renouvelé d'écrire "avec" le cinéma, bien sûr...

jeudi 22 mars 2012

Claire Dolan au Méliès : c'est vendredi à 21h

Je le dis à nouveau car le programme papier du festival Hors Limites ne mentionne pas la bonne date ni le site le bon horaire : la projection de Claire Dolan, de Lodge Kerrigan (qui se fera sans lui), suivie de la lecture de mon texte, c'est demain soir, vendredi, à 21 heures au cinéma Le Méliès, à Montreuil, métro Croix de Chavaux. L'entrée coûte 4 euros, ce que j'ai appris hier (obligation légale, ai-je compris). 


Claire Dolan est le deuxième film du cinéaste américain Lodge Kerrigan. Situé à Manhattan et à Newark, il suit le trajet une call-girl endettée, aux identités multiples, qui cherche à changer de vie. On peut trouver ici une critique détaillée du film, comprenant un lien vers un entretien avec le réalisateur, et là, un extrait en anglais.
Mon texte, paru dans la revue Inculte l'an dernier, s'intéresse à ce qui est montré, ou caché, du ciel à l'écran.

samedi 10 mars 2012

Claire Dolan au Méliès le 23 mars prochain












s'il y a du ciel dans ce film











c'est la question que je me suis posée lorsque j'ai écrit pour la revue Inculte l'an dernier (Le Ciel vu de la terre).












Réponse, peut-être, en allant le voir à 20h30 le vendredi 23 mars au cinéma Le Méliès de Montreuil, grâce au festival Hors Limites qui m'invite à nouveau cette année (attention, à ce propos, sur le programme papier du festival, la date est fausse, tandis qu'elle est juste sur leur site). La projection sera suivie de la lecture de mon texte, Claire Dolan, hors champ.

J'en profite pour dire à ceux qui avaient suivi ma résidence à Montreuil l'an dernier que dans la liste des participants à Hors Limites, cette année, on retrouve deux de mes invités d'alors : le guitariste Jean-Marc Montera (toutes les infos ici) et Thierry Beinstingel (toutes les infos ).

(par ailleurs j'ai trouvé ces photos du film sur un site dont je ne sais rien, à vrai dire, mais que je remercie !)

jeudi 5 mai 2011

Le ciel vu de la terre















La soirée Inculte dédiée à leur nouvelle revue, Le Ciel vu de la terre, c'est ce soir, à partir de 18h, à la librairie de Paris, métro Place de Clichy.
Du ciel, il n'y en a pas, ou presque, dans Claire Dolan. Mais je devrais lire des extraits de mon texte quand même ;-) (à quelle heure, par contre, mystère...)
A ce soir, peut-être ?