l'horloge de la gare de Chartres

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mercredi 30 décembre 2009

2000, 2009 fenêtres










Juste avant de passer à la décennie suivante, voilà que j'aimerais bien dire ce qui, lié à ce blog, a traversé la précédente. Ce qui pourrait donner :


2000 : début de la rédaction de Fenêtres / Open space dans le métro, sur la ligne 2, chaque matin en allant au travail. Le métier : rédactrice pour un annuaire internet. En septembre, l'idée se précise d'écrire Franck, sans rien en faire pour le moment.







2001 : mort de l'annuaire le 24 décembre, fin de Fenêtres qui, né d'une contrainte de travail, se termine, de fait. François Bon en publiera le début sur remue.net et je chercherai un éditeur, sans succès. Quelques semaines plus tôt paraît un livre pour enfants que j'ai écrit trois ans auparavant. Juste avant sa sortie, pour la première fois de ma vie je discute par téléphone avec un "éditeur" (guillemets intentionnels) de la publication, des corrections envisagées... La conversation dure quelques minutes. Je raccroche. A. ouvre alors la porte, pose son sac, me conseille d'allumer la télé. 11 septembre, 19h et jusque là et aucune idée de ce qui se passe.



2002 - 2004 : textes qui tournent court, restent dans le tiroir ; trucs pour enfants qui suivent le même chemin.

2005 : idée générale, structure de Franck. Encore des textes pour enfants qui ne donnent rien en terme de publication, mais permettent de continuer à écrire régulièrement alors que l'alimentaire submerge (à vrai dire, je ne fais pas tellement la différence entre l'abouti et l'inabouti, le publié et le non publié, en ce qui concerne l'écriture. Ce qui compte c'est que ça travaille...). Ces textes me permettent aussi de rencontrer des illustrateurs.





2006 : pendant l'été, sur une proposition de Sereine Berlottier, j'écris un texte pour un dossier de remue.net consacré aux bibliothèques. Un lien est mis sur Fenêtres, toujours en ligne. Yves Jolivet des éditions Le Mot et le reste clique et m'écrit : six ans plus tard, à la surprise générale, mon livre va donc paraître ! Programmé à l'origine en 2008, il est finalement avancé d'un an. Je commence à écrire Franck.

2007 : sortie en avril de Fenêtres et nombreuses premières fois : première signature à la librairie des Buveurs d'encre (Paris 19e), première invitation à un festival, première lecture (avec Jean-Marc Montera, qui plus est) et ce blog bien sûr. En fin d'année, Yves Jolivet me propose d'écrire pour sa nouvelle collection, Solo. Noël sous le signe des Cowboy Junkies...

2008 : passage à mi-temps, puis à plus de temps du tout (alimentaire, s'entend) pour terminer Franck, sur lequel je travaille depuis maintenant trois ans. Le texte est fini en juin. Cowboy Junkies paraît en septembre. L'idée des trois Décors surgit on ne sait comment.

2009 : elle réussit cependant à convaincre le 104, puis la Bellevilloise qui m'accueillent en résidence durant l'année. Accueil chez Mélico, aussi, avec les oloé. Sur internet, il s'en passe vraiment de plus en plus : la revue d'Ici là de publie.net, les Vases communicants... Franck trouve sa maison d'édition. Début des corrections.











Tout cela ne dit pas assez les rencontres, les essais, les ratures dont le traitement de textes débarrasse, ce qu'on a écrit et oublié, ce qui a bien failli se faire, la lecture des livres des autres, la surprise lorsqu'on se rend compte qu'ils habitent juste à côté...

lundi 28 décembre 2009

retour

Retourner chez toi une fois de plus, par les mots et quelques photos.





















Retourner, non revenir.









Retourner chez toi, non pas réellement, les deux pieds posés, mais dans l'écriture.









(Inventer chez toi, tu dirais peut-être ?) (ça ne pouvait pas être cette maison-là)












J'ajoute la Sorbonne. Suis passée devant cet après-midi comme devant le Champo, le Reflet Médicis, la brasserie Balzar, la Conciergerie, Gibert et consorts...












Hugo 1802-1885













Le tabac était fermé : vacances.









Temps de se remettre en route.

dimanche 27 décembre 2009

Lya / Dita

Au tout début, lorsque nous avons répété dans l'atelier 21 du 104, Lya était comme ça :









Elle l'est restée assez longtemps. Je la guettais du coin de l'oeil en lisant le début de Décor Lafayette, dans lequel on découvre le personnage de Mademoiselle Lapierre. A dire vrai, j'étais assez impressionnée. Elle s'est levée, est restée dans son fourreau noir jusqu'à l'apparition de Dita Kepler.
Puis sans autre répétition, sans essai de micro, même, nous y sommes allées...
































Nouvelles photographies de la lecture du 19 décembre dernier à la Bellevilloise avec Lya Garcia, prises par Pierre Ménard.

dimanche 20 décembre 2009

hiver de l'oloé 2










Et si on les suivait de saison en saison ces oloé, endroits où lire, écrire ? La chaise-table du jardin Curial disparue (ne reste que le plateau gris de la halle), voici maintenant le banc sous la neige. En attendant des nouvelles de la chaise longue et du palmier, peut-être ?

A priori, trois sont encore à paraître chez mélico. A partir de janvier, guettez bien sur le site la rubrique "création contemporaine", je ne serai plus seule...

(photo de Monique)

Fenêtre gelée

Dedans, ici.

Bellevilloise, halle aux oliviers, hier



















Photos de deux blogueurs que je voyais faire, hier, tandis que je lisais ! Merci à Lya Garcia, bien sûr, qui a fait apparaître Mademoiselle Lapierre (premier personnage de Décor Lafayette) et Dita Kepler sur scène et dont je devinais, sans les voir vraiment, les métamorphoses. Merci aussi à Didier, de la Bellevilloise, pour son aide lors des ateliers d'écriture du matin et des lectures ; et enfin à Mathilde Benoist, qui a mis en place et soutenu cette résidence (bon vent sous d'autres cieux, Mathilde !).

Rendez-vous le 23 janvier, toujours dans la halle aux oliviers et à 16 heures, pour une dernière lecture, en compagnie cette fois de Magali Brénon et Marie-Céline Siffert.

vendredi 18 décembre 2009

Hôtel des longues peines

Ceux qui ont lu mon livre "sur" les Cowboy Junkies ont peut-être remarqué que dans les dernières pages, je citais un documentaire d'Hélène Angel, Hôtel des longues peines, diffusé sur Arte en 2007. Tourné à l'Hôtel de la gare de Lannemazan (Hautes Pyrénées), proche d'une prison centrale, il évoque avec une grande pudeur la vie des femmes de détenus et celle de leurs enfants, avant et après le parloir.

Le Monde a consacré il y a quelques jours un reportage à cet hôtel, intitulé Chambres avec vie, en ligne ici. S'il disparaît, sachez que j'ai copié et enregistré le texte.