l'horloge de la gare de Chartres

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dimanche 14 mars 2010

807, saison 2

La seconde saison des 807, menée par Franck Garot, bat son plein et ce matin, c'est à mon tour d'en proposer un. Il s'intitule Insomnie en huit lettres. Un peu saignant, oui, j'avoue !
Pour ceux qui l'ignoreraient, les 807 (dont la première saison se trouve ici) s'inspirent au départ d'un aphorisme d'Eric Chevillard, paru sur son site L'Autofictif : « J’ai compté 807 brins d’herbe, puis je me suis arrêté. La pelouse était vaste encore. »
Franck Garot propose cette fois à ceux le souhaitent de décliner le tryptique d'Eric Chevillard : trois phrases ou paragraphes, solidaires ou non, à lire chaque jour de l'année.

mardi 17 novembre 2009

Huit cent sept 807 à 8h07

J'ai compté 807 brins d'herbe, puis je me suis arrêté. La pelouse était vaste encore.
Eric Chevillard, L'Autofictif

Et voilà, fin depuis ce matin de la première saison des 807, idée dingue de Franck Garot (voir les 806 et 807e interventions) qui aura tenu son pari durant presque une année : proposer chaque jour un texte inspiré de l'aphorisme ci-dessus, écrit par lui ou par qui le contacte. En un an on aura compté des léopards, des tueurs à gage, des sacs de ciment, des gouttes, des j'ai plus d'idées, des séances chez le psy... Pour citer ceux que je lis régulièrement en ligne AP en a écrit vingt-sept, Brigitte Célérier deux, Christine Genin dix, Christine Jeanney dix, Dominique Hasselmann trois, Eric Chevillard trois, Franck Garot cinquante-neuf, François Bon six, Fred Griot un, Gilda Fiermonte deux, Joachim Séné vingt-cinq, Martine Sonnet huit, PdB vingt-deux, Philippe Annocque trois, Pierre Ménard quatre, Virginie Clayssen deux (et moi trois).

Début de la saison 2 en janvier, peut-être...

jeudi 18 juin 2009

807 fois bon anniversaire

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Eric Chevillard et le blog Les 807, né d'un des 593 (à ce jour) aphorismes de l'Autofictif, le lui fête dignement en distillant au fil de la journée nos petites phrases, farcies de bougies et de 807, pour la plupart...

dimanche 7 juin 2009

Décor d'Eric Chevillard

Avant de commencer à écrire Dita Kepler, avant même de trouver son nom, j'ai pensé à Un fantôme d'Eric Chevillard, roman dans lequel Crab, personnage secondaire passé au premier plan, se métamorphose.
Avant-hier, c'était d'arrière-plan qu'il était question dans L'Autofictif :

Ne serait-il pas plus judicieux d’enregistrer notre vie sur le fond bleu des studios de cinéma afin de la diffuser ensuite dans le contexte le plus favorable à nos faits et gestes ?

se demandait Eric Chevillard. Judicieux c'est le mot, n'est-ce pas ?

vendredi 13 mars 2009

Arte tv, publie.net et le salon du livre

Inauguré hier soir, le salon du livre semble progressivement envahi par les questions que posent le numérique, encore presque invisible il y a deux ou trois ans si ma mémoire est bonne.

De ce côté-ci, les bonnes nouvelles : d'abord Publie.net, la maison d'édition créée par François Bon, visible sur Arte tv durant six jours (à écouter, par ailleurs, sur le site : Paco Ignacio Taïbo II, Enrique Serna et Fabrizio Meijia Madrid qui parlent de Mexico). Six jours, six auteurs, six textes à lire gratuitement et intégralement, avec téléchargement sur Publie.net offert pendant un mois. Pour tout comprendre, rendez-vous sur Tiers livre.

Les deux premiers appartiennent à la catégorie de ceux qu'on lit chaque jour (L'Autofictif, d'Eric Chevillard) ou chaque samedi (Montparnasse Monde, de Martine Sonnet). J'adore Montparnasse Monde (à retrouver demain), sa précision, sa subtilité, son regard toujours neuf. Quant au travail d'Eric Chevillard, je l'aime depuis Un fantôme, découvert grâce à une lecture retransmise par France Culture dans les années 90. D'ailleurs, dans ce bureau 5.5 où j'écris, là, maintenant, devant moi sur le mur est scotché un extrait de la page 32, recopié au tout début de ma "résidence" :

Une ville magnifique sort de terre sur les talons de Crab. De larges avenues témoignent de son passage, formées spontanément derrière lui tandis qu'il progresse avec peine dans la boue et les ronciers, ou de pittoresques ruelles quand il titube de fatigue après une journée de marche : son sillage goudronné ordonne une ville idéale, de calme et de fête, où il fait bon vivre. Là où Crab a eu soif, on se heurte maintenant à une fontaine. Un restaurant fameux vient d'ouvrir à l'endroit précis où tout à l'heure il s'est senti défaillir.
(...)
Mais Crab poursuit son errance solitaire, sans se douter de rien, en avant, toujours plus loin vers l'horizon, il cherche la ville qui s'étend dans son dos, où ses moindres désirs sont exaucés presque immédiatement.


Sans Crab, pas de Dita Kepler sans doute...

Pour fêter ça, Pierre Ménard lit la page 48 de l'Autofictif (devenu également omnivore).

Des gens rencontrés grâce au web, au passage, on en trouvera Porte de Versailles ici, ici, ici encore, et j'y serai, même. Une petite question, au passage, au salon : un moteur de recherche par mot-clé sur le site, c'est pour quand ?