l'horloge de la gare de Chartres

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mardi 1 mars 2011

Clichy, l'après-midi

 J'étais venue une fois à Clichy-sous-Bois, présenter Cowboy Junkies à l'espace culturel du Leclerc, autant dire une drôle d'expérience.
















Cette fois, invitée par deux enseignantes du lycée Alfred Nobel (grand merci à Sylvie Romerio-Cadinot et Clémence Hébert-Cattaneo de leur accueil), je suis venue parler de mes livres et de mes sites à des élèves de seconde, voler quelques fenêtres au passage.


























Sensation d'harmonie, belle écoute de la part de ces adolescents qui avaient pris des notes, avaient des questions à me poser : il n'y eut ni gêne ni silence pesant, au contraire. L'heure et demie est passée très vite, entre Fenêtres et Franck, ville haute et le reste.













Pourtant, coup de froid de fin d'hiver, je n'avais presque plus de voix.













Aucune importance. Plus de voix du tout, suis repartie leurs questions en tête.

mercredi 9 décembre 2009

Tentative de plagiat (non, de pastiche, plutôt) des questions d'automne de Martine Sonnet

Il y a une rubrique que j'aime particulièrement, sur le blog de Martine Sonnet : celle qui prend pour matière les questions des internautes que les moteurs de recherche ont dirigés chez elle, souvent en toute ingénuité... La méthode de Martine ? Puisqu'ils visitent son "île", offrir des réponses à ces "naufragés" grâce à quelques liens bien placés. Et ici, qu'est-ce que ça pourrait donner ?

Il faudrait tout d'abord répondre à celui qui souhaite trouver un bon mécanicien à Aubervilliers. Vers Aubervilliers je connais, du moins je sais y aller. Mais côté mécanique, que dire ? Proposer de suivre ce lien, sans doute.

Vient ensuite celui qui cherche un endroit où écrire. Alors là, mieux qu'à la bonne porte il a tapé au bon carreau, car je ne cesse de me poser la question. Chaque mois, une réponse sur Mélico, qu'il se le dise...

Vu le titre du blog, certains internautes s'interrogent sur la possibilité, ou non, d'apparaître à poil à la fenêtre. Pour l'instant ce n'est pas prévu. Mais pour le premier de l'an, peut-être ? D'autres m'assurent que le chien est sous la fenêtre. Je ne vais pas les contredire. Le chien est parfois sous la fenêtre, devant le Franprix, attaché par la laisse à un des trois piquets et il hurle à la mort durant les longues minutes que passe sa maîtresse en courses (sans doute, chaque fois, le caddie du mois). Je n'avais pas l'intention d'en parler, mais puisqu'on me le demande...

Après ça, il est bien légitime d'avoir envie de prendre l'air et je suis assez flattée que google, dans ce cas, pense à promener les gens par ici. En ce moment, ils voudraient quelques précisions sur la Bellevilloise, ce qui est bien logique. Mais l'espace culturel de Clichy-sous-Bois et la gare de Boulogne-sur-Mer les intéressent aussi, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Par contre, en ce qui concerne la météo demain à Dunedin, mieux vaut ne pas compter sur moi : depuis la mort de Janet Frame, je ne regarde plus le temps qu'il fait, là-bas, aussi souvent.

dimanche 22 mars 2009

Fenêtres de Clichy-sous-Bois

Premier festival littéraire de Clichy-sous-Bois hier, réunissant pour une signature Michèle Gazier, Mercedes Deambrosis, Hugo Boris, Joseph Vebret, Maryse Rivière, Celia Levi, Antoine Laurain, Claire Fercak (alors, Claire, où étais-tu ?) et moi.

Nos couvertures de livres en si grand dans l'espace culturel, c'est la première chose, avec les tables en demi-cercle des auteurs, leurs nappes de couleur, les bouteilles d'eau posées, que j'ai vue.

A droite au-dessus de ma tête toujours cette affiche, ma cassette scannée des Cowboy si haut et en orange - ça reste un peu bizarre (même si : bien).

Puis, comme il n'y avait personne et que dès qu'il s'agit d'attendre je ne tiens pas en place, suis allée à l'étage prendre quelques photos.
























Soleil radieux et devant nous les caisses. Dans le haut-parleur, en continu, Radio Nova. A un moment, reconnu Melody Nelson dès les premières mesures malgré le brouhaha : apaisait tout.

Derrière ma table des cartes postales, une collection de Martine, trois Titeuf géants. Je prenais des notes, moi au zoo et les passants passant, repassant sans rien dire. Une fois, une femme a lu la quatrième de couverture de Fenêtres, en entier je pense, a reposé le livre sans me regarder, est partie.

J'ai commencé à fabriquer de petits panneaux pour expliquer mes livres.









Puis j'ai compté les gens, ceux qui semblaient les lire. Trois colonnes : femmes, hommes, ados et enfants. Davantage de femmes et d'enfants. Mais tout de même, entre eux et nous une frontière infranchissable, ce que je comprends : moi aussi je me sens mal à l'aise devant un auteur et sa pile de livres, lorsqu'il attend.

Suis allée au Leclerc m'acheter à goûter.

Me suis promenée dans l'espace culturel. Un vendeur présentait Boule de suif, ses différentes éditions, à un garçon et ses parents (?). Au rayon littérature, plein de choses. Acheté J'attends Mehdi de Magali Brénon que j'avais déjà lu et Is this love de Béatrice Rilos dont j'ai entamé la lecture une fois retournée à ma table. La caissière a dû user de stratagèmes très compliqués pour entrer les codes des livres, je ne sais pas pourquoi.

Trop de bruit, difficile de lire.

Mais voilà qu'on discute avec Frédéric Jaquet, de l'espace culturel, et Jean-Philippe le libraire. Et voilà que je découvre deux grands fans de The Trinity Session, l'album des Cowboy Junkies. Le libraire est un dingue de musique et Frédéric me parle de Fenêtres comme ceux qui l'aiment. Tous deux me conseillent des livres, je prends des notes. Je parle de J'attends Mehdi. A la fin de l'après-midi, Frédéric sort SA cassette des CJ, qu'il a apportée, que je photographie.

Finalement j'étais là parfaitement à ma place.


Au retour, RER E avec Michèle Gazier et Mercedes Deambrosis. Elles aussi ont eu l'impression d'avoir été lues, invitées pour les bonnes raisons.

Même si (message personnel pour Viravong, s'il passe ici), nous sommes d'accord que BD ou livre, signer près des caisses, pas simple...

vendredi 20 mars 2009

Samedi Solo à Clichy













Pour ceux qui seraient dans le coin ou auraient envie d'y passer : demain, signature de Cowboy Junkies à l'espace culturel du Leclerc de Clichy-sous-bois en compagnie de Claire Fercak et d'une dizaine d'autres auteurs. Les signatures auront lieu de 11h à 17h. En ce qui me concerne, j'y serai à partir de 14h environ. Ce "festival littéraire" (c'est ainsi qu'on me l'a présenté) ne semble annoncé nulle part sur la Toile.

Ce qu'on trouve en ligne par contre, c'est le site de Clichy sans cliché et sa double expérience photographie/écriture, décidée après la mort de Zyed et Bou
na, deux enfants de Clichy-sous-Bois électrocutés en 2005 dans un transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés pour échapper à la police. Deux livres, l'un de photographies, l'autre recueillant les textes de dix écrivains et d'habitants de Clichy (Des nouvelles de la banlieue) sont parus. A partir de ce dernier lien, vous pouvez écouter des extraits de textes lus à voix haute.