l'horloge de la gare de Chartres

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mercredi 11 juillet 2012

Décor Lafayette #42
















Le ciel, un lit. Ville invisible. Fine couche de nuages.

dimanche 8 juillet 2012

Décor Lafayette #41
















Pouvoir changer de pièce, étirer les bras sans toucher le plafond ; pouvoir se perdre, se faire oublier, s'oublier soi-même : toutes choses qui, lorsqu'elle s'imagine entrée dans la vitrine, protégée par les murs, les façades repliées de la maison miniature, l'aident à tenir. 

vendredi 6 juillet 2012

Vases communicants : échange avec Déborah Heissler



Il n'est plus temps de réfléchir


C’est une autre inscription — sur la page. Fugitive cette inscription qu’il faut saisir, que l’on voudrait comprendre, soumettre.

Ou quand encore le temps cesse
par-delà parfois les mots

rien d’autre alors que l’empreinte de plus intense
de plus intime
comme un second degré du rêve dans l’accord
de notre vie unique

où l’on pressent l’embrasement de l’if
et du vert
des ciels cousus de songe et de noces
rien que l’empreinte 


















La lumière aux branches nues se fige
et fait silence

Tracer un bord, des cadres. L’image n’est jamais fixe. A la lisière plutôt — là où le bleu et les blancs se mêlent par grandes masses.

Ne plus savoir comment cela va s’écrire

être dit, il n’est
plus temps de réfléchir


Déborah Heissler

*

Je n'ai jamais rencontré Déborah Heissler mais je suis entrée, il y a quelques temps, dans la librairie des Buveurs d'encre, située à côté de chez moi, me suis penchée (le rayon Poésie nécessite une petite gymnastique), ai trouvé son très beau recueil Comme un morceau de nuit, découpée dans son étoffe, l'ai emporté.   
Il commence par
Silence
De Déborah, je ne connaissais que le site, Carnets et autres notes, que je vous recommande. 
Autant dire que je me réjouis d'échanger aujourd'hui, jour des vases communicants, avec elle. Nous avons décidé de partir d'une phrase de son livre : Ce n'est plus l'heure de réfléchir et, sans nous concerter, avons toutes deux choisi une forme poétique. Je la remercie de m'avoir confié un extrait de son texte en cours, en suis très touchée. Le mien est ici.

mercredi 4 juillet 2012

Décor Lafayette #40
















Rien ne serait plus doux que cette montée si seulement il m'avait regardée, ce matin.

lundi 2 juillet 2012

Décor Lafayette #39
















Se faufiler, fermer la porte, tourner le verrou, se dire que c'est bien mieux que la cabine d'essayage, pour se cacher et réfléchir. La cabine ? Un rideau qu'une maladroite soulève, des moutons dans les coins.
(des moutons dans le grand magasin ? Non ?)

jeudi 28 juin 2012

Décor Lafayette #38
















Rayon y croire, ne plus y croire, tirer un trait.
Rayon y revenir.
Rayon oubli, vieillesse, amertume, sagesse : n'est pas encore ouvert.

mardi 26 juin 2012

Décor Lafayette #37



















Ce qu'elle aime, en réalité, ce sont les rayures des marches, ou rainures, stries des plaques métalliques. Elle s'y concentre. Quand elle regarde en l'air, à nouveau, ce qu'elle voit se déforme, se reforme, elle peut réinventer un monde dissymétrique.