Ile ronde, déchirure / tempête

Ile ronde, déchirure / tempête
couverture de Mathilde Roux

samedi 30 octobre 2010

Les 83 premières pages de "Franck" en audio

Au printemps dernier, une table ronde au salon du livre m'a permis de rencontrer la comédienne, humoriste et journaliste Ouiza Ouyed, dont je vous invite à (re)découvrir le beau reportage sur Arte radio, consacré à sa façon de lire en audio : Mes lectures à l'aveugle.
Sur son blog, on trouve un billet consacré à cette table ronde. Ouiza, qui est donc aveugle, y explique quels outils elle utilise pour écouter des livres audio (CD, MP3...). Un logiciel de revue d'écran, Jaws, lui permet par ailleurs d'entendre le contenu des sites web (mais tout ne fonctionne pas toujours très bien, ainsi qu'elle le dit sur le sien).

Sachant qu'elle est déjà passée par ici, et parce que je ne sais pas si la navigation dans les archives de la ville haute est facile d'accès, ou non, avec Jaws, voici une liste de liens qui permettent d'écouter les 83 premières pages de Franck. Chaque "chapitre" du livre (écrit par lieux) est découpé en plusieurs fichiers son de deux minutes environ, à lire en cliquant sur un player situé au-dessus d'une photographie. Le player comporte une seule touche Play/Pause. Lorsqu'on effectue une pause, puis clique à nouveau, la lecture audio reprend à l'endroit où l'on s'était arrêté.
Pour info : les archives de la ville haute (lecture audio + journal de publication) sont accessibles dans la partie "A propos" du site.

Voici donc les liens :

1. Château-Landon, pages 7 à 13 : cinq fichiers son
2. Gare du Nord, pages 14 à 27 : dix fichiers son
3. Jourdain, pages 28 à 33 : cinq fichiers son
4. Jourdain, de l'autre côté, pages 34 à 40 : six fichiers son
5. Jourdain / à peine plus loin, pages 41-42 : deux fichiers son
6. Boulogne-sur-Mer, pages 43 à 46 : trois fichiers son
7. Jourdain, pages 47 à 51 : trois fichiers son
8. Place Denfert-Rochereau, pages 52 à 57 : quatre fichiers son
9. Fleury-Mérogis, pages 58 à 68 : sept fichiers son
10. Autoroute A1, pages 69 à 71 : deux fichiers son
11. Fleury-Mérogis, pages 72-73 : un fichier son
12. Jourdain, rue du Jourdain, pages 74 à 77 : trois fichiers son
13. Fleury-Mérogis, pages 78 et 79 : un fichier son
14. Les Halles, pages 80 à 83 : trois fichiers son

Amis miros, comme dirait Ouiza, n'hésitez pas à me dire si cette lecture audio est accessible, s'il y a des problèmes, etc. Pour le son en lui-même, je ne peux faire mieux... Amis non miros, vous pouvez également me faire part de remarques, bien sûr ;-)
La mise à jour de cette lecture audio se fait chaque semaine, le samedi (le matin si je peux, sinon le soir). Nous arrivons tranquillement au premier tiers du livre, qui compte plus de 300 pages.
Bonne écoute...

vendredi 29 octobre 2010

Texture librairie, le 10 novembre : texte(s), photos, d'accord, mais encore ?

Sur la plaquette de la manifestation, sur la gazette du 19e, et encore ici ou , c'est écrit : dans le cadre de Mon expo en vitrine, le 10 novembre prochain à 19 heures je ferai une lecture-projection de photographies à la librairie Texture, laquelle possède un site on ne peut plus minimaliste que voici.

(si j'ai trouvé un projecteur à temps, bien sûr)

Ce ne sera pas la première fois : j'ai déjà proposé une lecture-projection au 104 (avec extraits de Fenêtres) et à la Bellevilloise (avec montage de textes écrits pour l'occasion). Mais là j'avoue que tout est encore flou, que le temps qui me sépare de cette soirée me paraît à la fois long et court, que... bref.

Mon idée de départ, lorsque j'ai accepté de participer, fut de prendre pour point d'appui le thème de l'exposition, tout simplement : La photo joue autour du bassin de la Villette. Le canal de l'Ourcq, près duquel j'habite, m'intéresse en effet depuis longtemps. Lorsque j'étais en résidence au 104, l'an dernier, j'ai eu l'idée d'écrire un texte consacré au trajet qui mène de chez moi au 104 : Au 103 bis (ou Le 103 bis). De l'un à l'autre, le canal, lieu de passage ou d'évitement... Un texte lié à terme à Fenêtres - je l'espère, du moins.
Cependant, le 103 bis est encore balbutiant. Et possède pour l'instant un ton vaguement comique qui me déroute un peu, il faut avouer... Sera-t-il prêt le 10 ? Mystère.

Depuis, j'ai découvert que la plaquette, la gazette, les sites avaient annoncé, de toute façon, que la rencontre porterait sur Franck. D'accord, très bien, évidemment : tout ce qui peut aider à défendre ce livre si important pour moi, je l'accepte. Rien n'empêche de lire des extraits du livre et de projeter des photographies de la ville haute, d'y ajouter des images qu'on ne trouvera pas sur le site, d'autres qui n'apparaîtront que plus tard, etc. Bien sûr. Exit le canal, alors, et tant pis.

Mais j'aimerais bien faire un doublé 103 bis/ Franck, quand même... (enfin peut-être) (disons que ce soir j'en suis là)

Dans ce cas, les textes seront-ils compatibles ? Et si je m'aperçois que non, aurais-je envie d'abandonner le 103 bis ? (non) (d'autant que la librairie Texture est située au centre du trajet : ce serait dommage de ne pas en profiter).

Bref : le sujet de ce billet, ce sont des questions qui ne concernent personne, que je ne pose à personne, remettant sans cesse les réponses au lendemain...

(à moins que la solution ne se trouve là, dans ce mouvement vers le lendemain ?)


Entre temps, pour que ce soit plus drôle, Dita Kepler s'est invitée dans le débat. Mon 103 bis, plus simple qu'elle en apparence, n'a pas l'air de lui plaire. D'ailleurs elle bloque le processus, m'empêche de l'écrire. Mais qu'elle le sache : moi aussi, en ce moment, je la considère avec soupçon. Je ne sais pas ce qu'elle trafique, quelle direction elle prend, mais je ne suis pas sûre que ce soit joli-joli...

(et dans tout ça je ne parle pas des oloé)

lundi 25 octobre 2010

Fenêtres de Montreuil










D'abord aux Instants chavirés, il y a quelques mois (garder secrètes les photos du concert, ne conserver que les fenêtres).



Puis, dans l'espoir que la ville apparaîtra, bientôt, de long en large et en travaux


















travers





ce soir n'en voir que les travers






(mais c'est ça, aussi, de prendre le lieu pour personnage : parfois ce qui devrait rester neutre se grippe, se noue, se mue en dégoût, colère, le lieu lui-même n'y est pour rien).









C'est pourquoi chercher










à nouveau










les lignes de désir.

vendredi 22 octobre 2010

Ce qui pourrait le mieux dire ce que je lis

en ce moment, ce serait une liste de liens :

le programme de Maryse Hache pour les jours à venir
l'objet du désir d'Arnaud Maïsetti
les corps pluriels de Christophe Grossi
frapper un homme à terre c'est se frapper soi-même, Pierre Ménard
les voix de Christine Jeanney
le désir de liberté de Philippe Annocque
"C'est que j'aime assez les artistes", Pierre Cohen-Hadria
les regards et pierres de Philippe Maurel
dire je (ou non) (ou nous) (ou d'autres) en suivant les ruelles de Sandra Hinège
les twits de François Bon, par exemple celui-ci :

en finir avec la littérature prothèse: apprendre par coeur, s'en tatouer la peau, devenir livre

Liste de liens qui pourrait dire ce que je suis, écris et cherche, aussi... (et pardon aux autres, des oublis nombreux je sais)

lundi 18 octobre 2010

Fenêtres du Mans

Voir la ville par la gare









par la vitre du car, surtout





































au salon, lever la tête









essayer de regarder autre chose que les piles (de ses livres)









mais pas le temps, vue bouchée, dehors ce sera pour un autre jour.










Heureusement il y a les rencontres.

mardi 12 octobre 2010

La 25e heure du livre : ce week-end au Mans

Les 16 et 17 octobre prochains (c'est-à-dire ce week-end), je suis invitée au Mans, au salon de la 25e heure du livre. Non pour parler des Mayas mais pour participer à un débat, le dimanche à 14h, que le site présente ainsi (texte tiré du programme du salon généraliste) :

14h00 : "Ceux dont personne ne veut" avec Anne Savelli (Franck, Stock, 2010), Jean-Pierre Spilmont (Sébastien, La fosse aux ours, 2010), Marie-Sabine Roger (Vivement l’avenir, Le Rouergue, 2010) et Jean-Louis Bailly (Vers la poussière, L’Arbre vengeur, 2010). Animé par Gérard Noiret. A l'espace Radio Bleu Maine.

Voilà voilà : si jamais vous passez par Le Mans... (pour les Mayas, le souvenir d'un séjour de trois semaines au Mexique dans les années 90 ne suffira pas, je pense !).

vendredi 8 octobre 2010

Lecture croisée aux Buveurs d'encre

,









Jeudi soir, Pierre Ménard et moi avons donc lu des extraits de Franck et de Cowboy Junkies à la librairie des Buveurs d'encre, et voici ce que donne cette lecture croisée, enregistrée quelques jours avant :



Merci à lui, bien sûr, à plus d'un titre, ainsi qu'à Yves Martin pour son accueil chaleureux et à Brigitte Giraud, venue en renfort et qui parle si bien de mon livre.

Lorsque j'ai écrit Franck, j'étais persuadée que je ne pourrais jamais évoquer ce texte en public. Les messages qu'on m'a envoyés le 8 septembre, jour de sa parution, et le soutien constant qu'il reçoit depuis m'ont permis de le faire même si, comme l'auront constaté ceux qui étaient présents jeudi soir, j'ai surtout lu (pour le reste, Brigitte a fait tout le boulot !). Je ne voudrais pas insister : disons simplement que la soirée s'est vraiment passée comme je l'espérais...













Merci à ceux qui sont venus (nombreux, si si, ne vous fiez pas à la photo d'Hélène Clemente ci-dessus !). Si vous êtes dans le quartier, n'hésitez pas à faire un tour aux Buveurs, bien sûr. Et si vous avez envie de tout savoir ou presque de la vie d'une librairie, rendez-vous sur leur blog. Un abécédaire y explique avec humour ce que sont les retours, le merchandising, Electre ou Livres Hebdo...

mercredi 6 octobre 2010

Le lieu, le web

Le lieu, ce sera donc la librairie des Buveurs d'encre demain soir (19h30), pour une présentation de mon livre et une lecture croisée avec Pierre Ménard que nous avons déjà enregistrée et que je mettrai en ligne le plus vite possible.

Le lieu, c'est aussi le web, donc, et là, depuis quelques jours, je vais de surprise en surprise, de joie en joie : après les premiers sites déjà mentionnés ici (ePagine, Pages à pages, Lignes de fuite, le blog de Bakelith, Danactu-résistance, Pendant le week-end), voilà que Philippe Annocque sur Hublots, Sébastien Rongier sur remue.net et François Bon sur Tiers livre parlent eux aussi de Franck. Depuis tout à l'heure, on trouve également une interview de Brigitte Giraud sur ePagine, et (là c'était prévu) un montage sonore signé Pierre Ménard (toujours lui) sur le site Mélico (Mémoire de la librairie contemporaine) évoquant mes lectures d'enfance, les livres qui ont fait de moi un "liseron" (où l'on découvrira ma grande modestie, en maternelle. Objectif à atteindre pour mes 7 ans : faire des "romans sur la vie" comme Rimbaud, sans "s'aider de journaux illustrés" !).

Je reviendrai sur tout cela bientôt, mais évidemment, d'abord et avant tout, merci à eux.

samedi 2 octobre 2010

Dans la ville haute : tous les samedis

En juin dernier, j'avais décidé de proposer, non pas ici mais Dans la ville haute, une lecture audio de Franck à retrouver chaque semaine. Pour l'instant, le rythme semble tenir : rendez-vous le samedi, donc, pour écouter "la suite", un peu comme un feuilleton...

Nous en sommes ce week-end à l'autoroute A1 qui, comme un ami me l'a fait remarquer, est en réalité l'A6. J'ai sûrement un petit compte à régler avec l'A1 (avec la RN1, en tout cas) pour avoir fait l'erreur, mais peu importe... Les photos sont bien celles de l'A6, par contre (en les prenant, simplement parce que je m'y trouvais ce jour-là, je croyais encore que j'aurais du me rendre sur l'A1. Bref !)

La semaine dernière, il était question de Fleury-Mérogis. Comme mentionné dans mon livre, c'est le seul lieu où je ne suis pas retournée, ni pour écrire, ni pour prendre des photos. J'ai fait autrement...

Quant au journal de parution, il se poursuit, deux fois par semaine environ.

vendredi 1 octobre 2010

Reculer d'un pas, de Cécile Portier










Un train arrive à quai. Il est lent déjà, mais quelque chose de la vitesse accumulée est encore à l’avant : un souffle, une haleine, un appel. On regarde les roues, les rails. Il y a cette énorme masse qui arrive, qui renâcle à stopper, mais ce qu’on regarde c’est dessous. On regarde dessous parce que c’est de là que se met à hurler la vitesse accumulée. Ca hurle, ça grince, et on se dit, pour que le grincement cesse il faudrait que quelque chose vienne nourrir ce baiser trop sec, métal des roues sur métal des rails. Un corps, par exemple, un corps étoupe étoufferait ce cri, cet appel de la vitesse à se faire nourrir encore de quelque chose.
Un train arrive, il arrive toujours vers soi.
Un train lancé à pleine vitesse ne nous concerne pas, ne nous demande rien. File file dans le loin, dans le rien.
Mais celui qui vient comme ça, s'épuiser à nos pieds... Ce serait comme une compassion qu'on lui devrait.
Un train qui arrive est fait pour le prendre. Il a cette manière, persuasive, de nous en indiquer une différente de celle qu'on avait prévu. Il creuse sous lui, dans la lenteur, la possibilité d'un nid où se jeter.
Sans désespoir, et par pure inattention, pour faire plaisir en quelque sorte, pour répondre.
Alors, reculer d'un pas.

(Nous n'avons plus de mât, nous n'avons plus de cordes, et nos sirènes, ma foi, sont bien peu girondes)


Texte de Cécile Portier, qui prend ma place comme je prends la sienne, en ce premier vendredi du mois, jour des vases communicants.


Les autres participants (merci à Brigitte Célérier pour le recensement) :

François Bon http://www.tierslivre.net/ et Daniel Bourrion http://www.face-terres.fr/

Michel Brosseau http://www.àchatperché.net/ et Joachim Séné http://www.joachimsene.fr/txt/

Christophe Grossi http://kwakizbak.over-blog.com/ et Christophe Sanchez http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/

Christine Jeanney http://tentatives.eklablog.fr/ et Piero Cohen-Hadria http://www.pendantleweekend.net/

Juliette Mezenc http://juliette.mezenc.over-blog.com/ et Louis Imbert http://samecigarettes.wordpress.com/

Michèle Dujardin http://abadon.fr/ et Jean-Yves Fick http://jeanyvesfick.wordpress.com/

Guillaume Vissac http://www.omega-blue.net/ et Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/

Marianne Jaeglé http://mariannejaegle.overblog.fr/ et Jean Prod'hom http://www.lesmarges.net/

David Pontille de Scriptopolis http://www.scriptopolis.fr/ et Running Newbie http://runningnewb.wordpress.com/

Anita Navarrete-Berbel http://sauvageana.blogspot.com/ et Gilda http://gilda.typepad.com/traces_et_trajets/

Matthieu Duperrex d'Urbain trop urbain http://www.urbain-trop-urbain.fr/ et Loran Bart http://leslignesdumonde.wordpress.com/

Geneviève Dufour http://lemondecrit.blogspot.com/ et Arnaud Maisetti http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique1

Jérémie Szpirglas http://www.inacheve.net/ et Jacques Bon http://cafcom.free.fr/

Maryse Hache http://www.semenoir.typedpad.fr/ et Candice Nguyen http://www.theoneshotmi.com/

Nolwenn Euzen http://nolwenn.euzen.over-blog.com/ et Olivier Beaunay http://oliverbe.blogspirit.com/

Lambert Savigneux http://aloredelam.com/ et Brigitte Célérier http://brigetoun.blogspot.com/