dans le décor

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mardi 28 septembre 2010

Rencontre aux Buveurs d'encre le 7 octobre à 19h30

Les Buveurs d'encre, Yves Martin en tête, m'avaient déjà invitée pour Fenêtres en 2007 et pour Cowboy Junkies en 2008. Deux ans plus tard, l'histoire se poursuit puisque le jeudi 7 octobre, à 19h30, je présenterai chez eux mon dernier livre, Franck. Je serai bien entourée : Brigitte Giraud, mon éditrice chez Stock, viendra parler de sa collection, La forêt. Pierre Ménard et moi ferons ensuite une lecture croisée Cowboy Junkies / Franck.

(juste un mot pour dire que Pierre Ménard a été l'un des tout premiers à avoir lu ce texte et m'a, depuis, toujours soutenue)


Bienvenue aux Buveurs d'encre, donc, 59 rue de Meaux, Paris 19e, métros Jaurès, Bolivar ou Colonel Fabien. Pour plus d'informations, cliquez sur la photo ci-contre...

dimanche 26 septembre 2010

jeudi 23 septembre 2010

Franck, deux semaines plus tard (lire, ne pas lire, rentrer...)

D'habitude, la rentrée littéraire, bon... Comme beaucoup, je lis généralement les textes de septembre qui me tentent en janvier, ceux de janvier en août, etc. Là, forcément, je suis plus attentive, ne serait-ce que parce qu'on me pose la question (alors, ton livre, la rentrée...).

Il faut avouer : à part Le Matricule, je ne lis pas très souvent la presse papier littéraire (ou alors des dossiers) et comme je ne regarde pas non plus la télé... J'ai vu Michel H. à la gare du Nord (sa photo, largement exposée sur un pilier du Relais de même initiale, ah non, pardon, du Relay comme ils ont été renommés) ; et Amélie N. flottant à six pieds du sol, en haut d'un poteau, au métro Stalingrad. C'est tout. Dans la ville, ces deux visages.

J'ai lu France 80 de Gaëlle Bantegnie et Retour aux mots sauvages de Thierry Beinstingel (et de lui également, Central, Composants, Vers Aubervilliers, Paysage et portrait en pied de poule, CV roman) (je les aime tous, mais plus encore Composants). Le soir, je lis Nagasaki d'Eric Faye, bientôt Signes cliniques de Christine Jeanney et d'autres j'espère, liste secrète de livres, textes, manuscrits, fichiers audio, posts, liens, twits...

J'ai également lu : rien, à cause de mon livre, parce qu'il fallait se mettre à en parler et que ça prenait toute la place (j'espère que ce blocage va cesser). Au lieu de lire, j'ai écouté en boucle PJ Harvey et Portishead, et continue. "Au lieu", oui, en l'occurrence, même si les deux ne s'opposent pas, évidemment.

Pendant ce temps, certains me disent : j'ai commencé, j'en suis à telle page, je l'ai vu dans telle librairie. Cette circulation, ce passage que j'imagine d'une étagère à un sac (à main, à dos, en plastique), du sac à une table, un lit, ces messages reçus : rien de plus précieux, merci.

Et bien sûr, il y a le net, dont j'espérais le soutien. Il est là, et pas qu'un peu : ces derniers jours, des articles sur Franck sont parus sur ePagine, Lignes de fuite, danactu-résistance, Bakelith... Un dossier de presse, je ne sais pas si ça pourra exister, pour ce livre, on verra bien. Une revue de web, oui, et de ce qu'elle transmet je suis très heureuse.

Il y a cette peur, commune à tous les auteurs de la rentrée j'imagine, que le livre disparaisse dans quinze jours. Je voudrais que ceux qui, comme moi, mettent six mois à se décider, puissent encore avoir l'idée de le lire au printemps. Inquiétude qui se calme, sommeille, revient au fil des jours.

Sans prise là-dessus, bricole la ville haute, avant d'aller nager...


(photographies d'Olivier F. Thomas, grâce à qui mon livre déambule depuis le premier jour entre Paris et Marseille comme dans un jeu de piste)

dimanche 19 septembre 2010

Fenêtres de Lisbonne



Son séjour à Lisbonne, l'été dernier, on pouvait le suivre sur Petit Journal de François Bon (rubrique qui change parfois de nom mais que nous nous obstinons à appeler ainsi).











Voici quelques fenêtres prises par










un voisin et ami








de Belleville











qui se reconnaîtra








facilement, je pense.

mardi 14 septembre 2010

Fenêtre de Brest

Avant quelques fenêtres de Lisbonne, qui ne sauraient tarder, ces photos prises à Brest le 9 et le 10 septembre.


Voir le jour se lever, dans la cour encore grise une pièce allumée et le torse, la nuque d'un homme qui arpente et se tourne, qu'on ne voudrait pas déranger.


Il s'estompe, c'est son rôle, retourne à sa matière, son mur















homme de Paul Bloas que l'on a pourtant vu, en vrai, à sept heures le matin, dépassant du cadre, caché par la lampe.

mercredi 8 septembre 2010

Le premier jour

Franck est donc sorti aujourd'hui et ceux qui ont déjà lu le livre, ou savent, du moins, de quoi il parle, comprendront à quel point cette phrase résonne bizarrement pour moi, évidemment.

Depuis samedi, première grande joie : le très bel article de Pascal Jourdana dans Le Matricule des anges (page 38, presque 48, en somme...). On trouve même mon nom sur la couverture, où trône Claro.












Seconde joie ce matin : faire un tour dans le quartier et entrer dans les deux librairies qui me soutiennent sans faillir depuis Fenêtres : la librairie Longtemps, avenue Mathurin Moreau (métro Colonel Fabien) et Les Buveurs d'encre rue de Meaux (métros Bolivar, Jaurès, Stalingrad). J'entre aux Buveurs : Franck a piqué la place (la meilleure, celle en bas à gauche) d'un certain Michel H. En voici la preuve :









Imparable : vous entrez aux Buveurs, êtes irrémédiablement attiré par ce côté gauche de la table (sauf si vous venez pour les BD ou les livres jeunesse). Merci, Yves !
Chez Longtemps, même chose : attraction fatale de la table de la rentrée, juste devant la porte :










Cette fois, merci Grégoire et Sébastien !
D'ailleurs quand je suis repassée, en fin d'après-midi, la pile avait diminué de moitié. Certes, ce sont des copains qui sont venus, sans doute (non ?). Et puis ?

Et puis il y a eu internet. Dimanche, Christine Jeanney sur Pages à Pages, et aujourd'hui, Sophie sur Sophielit. A chaque fois, les articles sont d'une grande subtilité, vraiment...

Merci, enfin, à ceux qui m'ont envoyé des messages durant toute cette journée : e-mails, sms, facebook, twitter and co.

lundi 6 septembre 2010

Passage à Firenze : addenda

Le poème, simplement désigné "poème" par Nathanaël Gobenceaux vendredi dernier, au milieu du texte, est désormais en ligne sur l'un de ses sites, accompagné de photographies de Florence (Firenze, pardon!).

... Et de mon côté j'en profite pour vous rappeler la petite rubrique "vases communicants" sur la droite, qui permet d'accéder aux textes que j'ai proposés, chaque fois, aux participants.

samedi 4 septembre 2010

Fenêtres de Boulogne-sur-Mer














































C'était la mode, lorsque je suis passée à Boulogne faire quelques photos, des rideaux de fil scintillants, à pastilles de métal, accessoires de décoration comme on en voit dans les magazines du même nom.
Au moment de mettre enfin en ligne le chapitre de Franck lié à la ville me reviennent ces fenêtres, entraperçues alors que je cherchais autre chose (le tableau de l'ange à tête de mouette, la porte des dunes, un escalier dont je n'ai pas parlé...). Contre toute attente elles aussi ont compté, finalement.

jeudi 2 septembre 2010

Du passage à Firenze (vase communicant avec Nathanaël Gobenceaux)

Nous voilà à Scandicci, avec S., le lendemain du mariage

- Tu vois en France, il faut s’y prendre 2 ans à l’avance pour organiser un mariage.

- No ? Stupendo ! Ici c’est 6 mois, mon Pote.


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Nous voilà dans le TGV Tours – Paris avec le voisin qui parle fort à son téléphone

- J’envoie tout ça rue Daniel Stern ?

(- vous savez que Daniel Stern c’est le nom de plume de Marie D’Agoult, la compagne de Liszt ? que j’ai envie de lui dire. Sans faire de discrimination négative, je ne pense pas qu’il sait)

- Ch’uis dans le train, j’vais pas gueuler non plus ! Mais j’ai réglé le problème. Et pour le chèque, c’est comme d’habitude. J’arriverais à 15h20 à Paris.


Nous voilà dans le Parc de Bercy à attendre le train,

- Qu’est-ce qu’il y a comme gens qui traînent des pieds dans le coin.

à dessiner le manège,

- C’est presque hypnotique ces cochons qui montent et qui descendent. Dis comme ça on se demande ce que j’ai pris comme substances hallucinogènes, remarque-t-elle

à dessiner la façade de la cinémathèque française.


Nous voilà dans le Palatino, le train-couchette Paris - Rome. Je ressors des cartons un poème de l’époque ou je faisais seul ce voyage, sur une des couchettes du haut, à lire L’Insoutenable légèreté de l’être, la Gazzetta dello sport…

Poème

Et comme je fais un autoportrait en train

- Tu sais, G. von Berlin m’a dit, l’autre fois à Poitiers, que bart, ça veut dire barbe en allemand. Ça me convient parfaitement comme pseudo, donc.


On voyage par désir de voir et de découvrir, on voyage aussi pour les amis. D’un coup d’un week-end en Toscane, c’est une partie de ma géographie qui se retrouve sur cette colline, à ma table : 18 ans de Toscane et de basket-ball, 3 voyages littéraires à Genève ; aux tables voisines : les USA et l’Italie du Sud.

- Tiens, je vais lui envoyer un texto pour lui demander s’il est bien rentré de Poitiers

e scorre l'Arno nel mezzo...

Ça va passer par l’Italie, la France et l’Allemagne avant d’arriver aux Sables d’Olonne.



De là et des gens présents ou pas se mettent en mouvement des lignes qui s’étirent vers Berlin, l’Angleterre, l’Autriche, le Japon, la Grèce, la Turquie… des cartes postales qu’il m’envoie des moult coins de l’Europe.


Nous voilà dans l’Eurostar Firenze – Milano. Je poursuis Danube, de Magris, j’y relève cette jolie phrase « Voyage pour connaître ma géographie » en pensant à la mienne, de géographie.

- Are you Italian ?

- Yeeess, and you ?

- I’m japanese. You come from Milano ? It’s the city of football ! Do you like football ?

- Not at all ! I’ve no interest for sports !


Nous voilà dans Milano centrale bondée des retours de vacances, de lapins, chats, chiens allant dans un décor mussolinien.


Nous voilà dans le Milano – Paris

- Ah il manque un coussin. On va demander au gars du wagon. Les couvertures, ça va ? Installez vous, nous on montera après.


Nous voilà dans le Paris – Tours

- Non mais ho ! Ne me tapez pas comme ça, vous me faites mal.

- Pourquoi vous avez déplacé mon sac ? Vous pouviez attendre 2 minutes quand même !

- Calmez-vous et parlez-moi autrement maintenant.

- Je suis calme et c’est vous qui me parlez mal, d’abord.


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Nous voilà à Scandicci, lors du mariage

- Se dunque è vostra intenzione unirvi in matrimonio, datevi la mano destra ed esprimete davanti Dio e la sua Chiesa il vostro consenso.


Des trajets et des lignes... Comme tous les premiers vendredis du mois, les vases communiquent. Ce 3 septembre, Nathanaël Gobenceaux (ou Loran Bart) et moi échangeons donc le contenu de nos blogs et l'on peut donc voir mon article du jour chez lui, ici.

Loran Bart (ou Nathanaël Gobenceaux) poursuit un travail d'auto-géo-graphie-s que l'on peut découvrir sur le site netvibes du même nom. Il tient également trois blogs : NoTeS&PaRSeS, Les lignes du monde et Balzac (par de petites portes).

Les autres vases de ce mois :

Christine Jeanney http://tentatives.eklablog.fr/ et Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/

Joachim Séné http://www.joachimsene.fr/txt/ et Jean Prod’hom http://www.lesmarges.net/

Michel Brosseau http://www.àchatperché.net/ et Christophe Sanchez http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/

Kouki Rossi http://koukistories.blogspot.com/ et Florence Noël http://pantarei.hautetfort.com/

Anita Navarrete Berbel http://sauvageana.blogspot.com/ et Piero Cohen Hadria http://www.pendantleweekend.net/

Maryse Hache http://semenoir.typepad.fr/semenoir/ et Florence Trocmé http://poezibao.typepad.com/flotoir

Arnaud Maïsetti http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique55 et Stéphanie K http://stephelakh.tumblr.com/

Daniel Bourrion http://www.face-terres.fr/ et Brigitte Célérier http://brigetoun.blogspot.com/

mercredi 1 septembre 2010

Dans le journal

Tenir son journal de publication (du prochain livre) et le mettre en ligne avec deux ou trois mois d'écart est assez étrange, finalement.
Au départ il y a un cahier gris, acheté en avril, qui succède à deux carnets abandonnés. A l'intérieur : des notes, des papiers collés, des cartes, des phrases écrites dans le métro. Il est déjà presque rempli et j'achèterai sans doute le même modèle par la suite. Tant que Franck sera l'occasion de rencontres, de voyages, de découvertes, le journal se poursuivra.

Deux à trois mois plus tard, donc, il s'agit de relire les notes prises, de les réécrire, les taper au clavier, ajouter ou non une photo et enfin mettre en ligne, ici et .

Sauf que... les jours où ma principale activité liée à Franck est de taper et de mettre en ligne le journal, est-ce que je l'écris dans le journal ? Et ce que je sais d'avance être censuré dans trois mois, est-ce la peine de l'écrire ? (oui)

J'aurais aimé ne pas écrire tout à fait la même chose sur mon blog et sur celui de la librairie Dialogues qui l'accueille, effectuer quelques variations. Mais avec la partie audio de la ville haute à actualiser chaque semaine, c'est trop de travail, rien à faire.

J'aurais aimé tenir mon journal d'écriture de Franck, période qui a duré trois ans et fut, d'un bout à l'autre, d'une totale intensité. Mais ce n'était pas possible de faire les deux : écrire, écrire le journal (ou alors plus de vie) (ou alors devenir dingue).

J'aurais aimé commencer mon journal de publication plus tôt, quand je ne savais pas si je trouverai un éditeur, quand mes proches ont commencé à lire le manuscrit, quand Brigitte Giraud m'a dit oui...

Il est là, incomplet, mal foutu sans doute : trop tard, tant pis, pas de regret.

Et ne doit si possible ni vampiriser le reste, ni être abandonné. D'où ce choix du cahier gris : capable d'entrer dans le sac, assez discret mais un peu lourd quand même, fabriqué près d'ici, qu'on trouvera partout.