Lyon / Street view

Lyon / Street view

dimanche 30 mai 2010

Dix ans de bruit

Voisins du dessous qui hurlent de 22 heures à plus de minuit.
Voisins d'avant pareil, mais plutôt leurs enfants, et en journée aussi.
Voisins d'avant encore qui, eux, vrombissaient on ne savait trop d'où.
Carrelage, parquet que l'on découpe, coups de marteaux, perceuses (au-dessus).
Ados de dehors qui, changeant de silhouette, de forme, de vêtement, depuis des années en fiction vivent .
Voitures camions scooters camion de la boulangerie à cinq heures du matin scooter camion qui s'arrête en laissant tourner le moteur pour acheter ses clops camion moto scooter.
26 dans les deux sens qui freine ou accélère. 75 qui le croise en perpendiculaire.
Sirène des pompiers, sirène de la police, sirène des ambulances, alarme de voiture. Vibrations ondes vibrations ondes vibrations.
Poubelles, récurage du sol, poubelles, camion avaleur de feuilles mortes, poubelles.
Huit ans plus tôt, voisin qui mettait la sono à fond à quatre heures du matin. Autre voisin qui jouait de la musique dans la nuit, renversait ses meubles. Engueulades hurlements etc.

En résumé en ce moment : cherche un trois pièces à louer au calme quartier Bolivar Belleville Colonel Fabien Pyrénées Jourdain.

Cherche de l'air un jardin un bureau une cour des toits une terrasse des volets du soleil deux chambres où dormir où rêver que je ne pense plus au bruit.

mardi 25 mai 2010

Crossroads/11

Ce n'est pas le manque d'idées ou de projets, au contraire. C'est l'énergie sans doute qui certains jours s'épuise, parce qu'écrire c'est travailler deux fois et que l'attente dure.

Ce n'est pas le manque de soutien, au contraire.

A un moment donné, les livres chemineront seuls, c'est l'espoir en tout cas. Pour l'instant, impression d'avoir travaillé cent ans sans bouger d'un pouce (mais aussi ce Crossroads/11 est le fruit de l'insomnie). Ce n'est qu'une impression, mais...

Aussi, parler de ce qui adviendra : début juin ne plus pouvoir toucher au manuscrit (Franck) ; mi-juin aller à Lyon en parler aux libraires ;19 juin, participer à la nuit remue.net en lisant un extrait ; fin juin découvrir le nouveau numéro de la revue d'Ici là, dans lequel, une fois de plus, un texte est lié à celui-là. En juillet, si tout va bien, ouvrir le site qui lui est consacré (à Franck) (acheté le nom de domaine ce matin, et c'était comme se faire un cadeau).

Il y a encore les Oloé qui se poursuivent. Et certains lieux secrets, découverts par hasard. S'en souvenir, contre le monde parfois.

vendredi 21 mai 2010

à la radio, à Nantes

























Brigitte Giraud a été interrogée il y a quelques temps à Nantes par la radio Jet FM sur son dernier livre, Une année étrangère et celui de Fabio Viscogliosi, Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, premier titre de la collection qu'elle dirige chez Stock, La Forêt.

Voici la page de l'émission, intitulée Esperluette. Si l'on clique "au milieu" du son du mardi 11 mai, dans la rubrique Documents joints, on l'entend parler un peu de Franck...

(photographies de Bakelith : deux fenêtres de l'observatoire installées par Kawamata sur l'estuaire entre Nantes et Saint-Nazaire, à Lavau-sur-Loire)

jeudi 20 mai 2010

Lieux de l'attente

L'Oloé 8 est paru hier soir sur mélico. Il s'intitule Dans l'attente et, comme son nom l'indique, se pose la question de savoir s'il est possible de lire et d'écrire lorsqu'on attend, en particulier pour des raisons administratives (mais j'aurais pu parler d'autre chose).

Même si ce n'est pas forcément très important de le savoir, il se trouve qu'il existe un lien entre ce huitième Oloé et l'un des chapitres de Franck, intitulé Place des Fêtes.

Le second lien entre Franck et les Oloé, c'est leur date de parution : mes Oloé (Espaces élastiques Où Lire Où Ecrire) devraient en effet devenir un livre numérique en septembre ou octobre prochain, publié aux éditions D-Fiction. On y trouvera les textes parus sur mélico et trois inédits.

Un livre papier et un livre numérique pour la rentrée, donc : on y travaille d'arrache-pied, en ce moment (d'où le rythme un peu moins soutenu du blog) !

mercredi 12 mai 2010

Lire Jourdain à Jourdain

Mardi prochain, le 18 mai, à 19 heures, je participerai à une rencontre à la bibliothèque Fessart, 6 rue Fessart, à Paris, métro Jourdain, en compagnie de Béatrice Courraud, Dane Cuypers, Eva Füzesséry et Derri Berkani. Elle sera animée par Bernard Magnier.

(on trouve quelques informations sur En vue, le journal des bibliothèques de la ville de Paris, page 22)
(et non, Chloé Delaume, annoncée "sous réserve", n'y sera pas).

Ce sera la seconde fois que je lirai un extrait de Franck "en place et lieu". Je m'explique : écrit non par chapitres mais par lieux, le texte commence à Château-Landon, se poursuit à Gare du Nord, continue à Jourdain, etc. En mars dernier, j'ai lu "Château-Landon" à Château-Landon. Cette fois, je lirai "Jourdain" à Jourdain. Enfin, un court extrait : nous avons droit à trois minutes de lecture chacun. Sans être nommée, la bibliothèque Fessart est évoquée dans le livre, mais ce n'est pas l'extrait que j'ai choisi : mise en abîme ok, mais pas trop, tout de même !

On devrait parler également de Cowboy Junkies, et j'apporterai quelques exemplaires de Fenêtres, si ça tente quelqu'un d'en acheter un (ou plusieurs, soyons fous).

Bienvenue, donc.

dimanche 9 mai 2010

samedi 8 mai 2010

requêtes

L'outil pour les webmasters de Google ayant évolué, il me semble en savoir davantage depuis ce matin sur ce que tapent les internautes qui tombent (ou non) sur ce blog.
Outre la star, le Père Goriot, qui m'amène son lot de collégiens déçus depuis que j'ai mentionné le roman dans une liste de livres lus à l'adolescence, on trouve : des fenêtres, de quoi s'asseoir, un homme qui dort et les orgues de Flandre. D'accord. Tout cela est logique.

Mais aussi : un maillot échancré, une nappe à carreaux, un vase égyptien et de la moquette verte. Claude Sarraute (alors là, non, Nathalie oui, toujours, mais Claude, non) et Catherine Deneuve nue (plusieurs fois) ; une poubelle qui déborde ; du papier quadrillé ; un tonneau de bois ; un billet d'avion factice ; les Misfits saison 2 (on se demande qui pourrait les interpréter...) ; une pluie de billet (sans s) et une chiure de mouche ; une femme amateur (sans blague ?) ; une femme suspendue (Dita Kepler ?) ; un ange noir ; des cadres extraordinaires ; une mèche blonde sur cheveux roux ; un brin d'herbe (la faute aux 807) ; un escalator en 1922 ; des exemples de cv originaux (j'ai, mais ne montre pas) ; tant pis tant mieux ; une radio du pied ; un couvert en plastique. Et le joli Hauteville sur mer.

(photo prise au Lab-Labanque de Béthune)

jeudi 6 mai 2010

Arras, gare et correspondance




Seul(e) sur le quai de nuit, l'un des huit ou neuf quais de la gare d'Arras, à attendre le train.




Pas d'annonce, pas un bruit, sauf une sirène lointaine.









Il fait froid. Il y a bien un abri mais


















Arras entraperçue, au pas de course toujours, de Béthune à Paris.









Ensuite, minuit à Gare du Nord. Sur la place, rue de Dunkerque, il y a foule. Ca pourrait être glauque (ça l'est), c'est surtout un joyeux bordel.

(allège le quai désert de la gare d'Arras tandis que du 26, arrivé à la seconde, je vois passer l'immeuble de Château-Landon)

mardi 4 mai 2010

Fenêtre d'Antonioni



(merci à Annalisa Bertoni pour la belle idée, le rapprochement...)

Fenêtres de New York

"Mes bureaux se trouvaient à l'étage, au n°... de Wall Street. A l'une des extrémités, ils donnaient sur la paroi blanche de l'intérieur d'une cage vitrée qui parcourait l'édifice de haut en bas. On pouvait considérer cette vue sans fantaisie et totalement dépourvue de ce que les paysagistes appellent "la vie". Mais, en revanche, la vue qu'offrait l'autre extrémité de mes locaux formait pour le moins un singulier contraste. Dans cette direction, mes fenêtres donnaient de façon imprenable sur un haut mur de briques noircies et par une ombre éternelle. Il n'était nul besoin de longue vue pour que ce mur ne révélât sa persistante beauté, car il se dressait, pour le plus grand profit du spectateur myope, à trois mètres de mes croisées. En raison de la hauteur gigantesque des immeubles avoisinants et du fait que mes bureaux se situaient au second étage, l'intervalle qui séparait ce mur du mien évoquait une immense citerne carrée."

Herman Melville, Bartleby, traduction de Jean-Yves Lacroix.