Ile ronde, déchirure / tempête

Ile ronde, déchirure / tempête
couverture de Mathilde Roux

vendredi 30 avril 2010

Le 30 avril, journée de Richard Widmark










C'était il y a un an, lors du salon Livres et musiques de Deauville. Il était tôt, je marchais, cherchais Richard Widmark et Marlon Brando sur les planches.
Marlon ne fut pas difficile à trouver : quelqu'un avait signalé sa présence en dessinant une fleur orange.












J'eus davantage de mal avec Richard Widmark. Où était-il ? Est-ce que Deauville l'aurait oublié ? Non. Tout de même.




Ou alors c'était le contraire ? Marlon invisible ? Je ne sais plus...







Bref, ce matin, sachant que Pierre Ménard était présent à ce même festival, où il allait animer une table ronde (chacun son tour), je lui demandai de saluer Richard Widmark pour moi s'il avait le temps.

Ce qu'il fit. Il fit même mieux : une photo, qu'il m'envoya.

La journée commença par la découverte de cette photo sur facebook. Aussitôt, je décrétai le 30 avril journée Richard Widmark et postai, toujours sur facebook, une série de portraits réalisés par les photographes de Life.

Il n'y a pas de raison pour que tout le monde n'en profite pas : voici donc les portraits de Richard Widmark par Life, ainsi qu'un extrait de The Kiss of death, à l'origine de ma fascination pour lui : il s'agit évidemment de la scène où il pousse en riant une vieille (pas si vieille) dame en fauteuil roulant dans les escaliers après l'avoir ligotée, rôle qui le révéla et pour lequel il faillit avoir un Oscar, reçut un Golden Globe.





































30 avril : jour de Richard Widmark, donc, et c'est tout !

vendredi 23 avril 2010

oloé 7 : lire et écrire à la bibliothèque ?

Où Lire Où Ecrire sont des questions que je me pose vraiment, concrètement, chaque jour, d'où cette idée proposée à mélico d'un texte par mois sur ce thème.

Il y a eu d'abord une chaise table cachée dans un jardin éphémère. Puis un banc près des groseilliers et une chaise longue en terrasse (c'était l'été). Ensuite un bureau-loge avec vue sur Paris dans lequel les banquettes, les chaises de théâtre apparaissaient mystérieusement. Puis ce que l'on croise quand on part une journée écrire dans une autre ville que la sienne : banc mouillé, salle de café qui ressemble au bureau de Marlowe. Enfin la scène sur laquelle on se trouve lorsqu'on lit son texte en public.

Cette fois, il s'agit d'aller voir s'il est possible d'écrire, tout près de chez soi, dans un lieu prévu pour. Pas toujours évident...










Merci une fois de plus à l'équipe de mélico pour le soutien, l'écoute et la mise en ligne.

mardi 20 avril 2010

dans la forêt

Jusqu'à présent, sur ce blog, j'ai été assez discrète sur le nom de la maison d'édition dans laquelle Franck paraîtra le 8 septembre prochain. Et quand je dis "jusqu'à présent", cela signifie : depuis juillet 2009, date à laquelle Brigitte Giraud m'a appelée pour me dire qu'elle acceptait mon manuscrit.

La date de sortie est maintenant suffisamment proche, l'état du texte suffisamment avancé pour pouvoir le dire, désormais : c'est donc chez Stock que Franck paraîtra, dans la collection La Forêt. Mon livre sera le second titre de la collection. Le premier, paru en janvier, est le très beau Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, de Fabio Viscogliosi (dont Télérama dit justement du bien cette semaine, d'ailleurs !).

Je n'aurais jamais pensé être publiée chez Stock, à vrai dire. A une époque, je passais rue de Fleurus chercher des exemplaires de livres que je devais chroniquer (incognito : mes papiers n'étaient pas signés), un panier à la main. Pour des raisons diverses, j'avais établi ce petit circuit qui me prenait la matinée : Grasset et Fayard, situés côte à côte, en premier ; puis Lattès et Le Masque ; enfin Calmann-Lévy, Stock et le Livre de poche avant de reprendre le métro. Ou alors, le contraire : rue de Fleurus d'abord, rue Jacob, enfin rue des Saints-Pères.
Je rencontrais rarement les éditeurs, passais simplement à l'accueil. Ce que j'aimais : marcher, traverser le quartier alors qu'il était encore tôt, que les boutiques ouvraient à peine et que la Propreté de Paris rinçait le trottoir à grand jet (j'ai le souvenir de pieds mouillés, surtout).
Je ne disais jamais que j'écrivais, tout était bien délimité, l'alimentaire et l'écriture. J'ai cessé ce travail de journaliste pour la presse professionnelle, comme on dit, il y a trois ans, peut-être quatre. Je l'ai fait pour avoir le temps d'écrire Franck.
Ce travail, constitué de CDD infiniment renouvelables, m'a servi à payer mon loyer.
C'est le hasard, les heureuses rencontres qui m'ont incitée à envoyer Franck en lecture à Brigitte Giraud. Rien à voir avec ce boulot d'avant rapidement devenu usant, absurde. Tout à l'heure, en entrant pour la première fois chez Stock, en y entrant vraiment, sans me limiter au guichet de l'accueil, il m'a semblé que c'était moi, cette fois, qui en franchissais le seuil, et non plus l'invisible rédactrice d'un journal disparu.

(qu'on ne se méprenne pas : j'aime l'invisibilité, par ailleurs)
(invisible et passe-muraille à volonté, ça me plairait !)
(en attendant, suis très heureuse, cachée dans la forêt)

lundi 12 avril 2010

Lire (une ou deux façons de)

Lectrice, en ce moment, tel est en partie mon métier (feuilles reliées ou non, dans une chemise ou non, entourées ou non d'un élastique que je m'échine à ne pas perdre en route, accompagnées ou non d'une lettre de présentation, qui m'apprend quelque chose ou non...). Métier qui implique de lire autre chose à côté : c'est une question de respiration.

Au début, à force de lire la journée, le soir je ne pouvais plus me concentrer sur autre chose que des polars de Donna Leon, quelques vieux livres pour enfants, surtout pas de poésie. Maintenant le champ s'étend à nouveau.

Et en ligne, tout cela : le nouvel épisode des Notes de voyages avec livre de Martine Sonnet chez Mélico ; la très belle série sur la ville de François Bon sur la face B de Tiers Livre ; les carnets de Pendant le week-end ; le quotidien Désordre ; les notes faites pour ne pas être lues de Fred Griot...

Lire en prenant la place d'un autre. Lire pour oublier ce qu'on a lu. Lire pour écrire à son tour. Lire pour se souvenir qu'on n'est pas seul à penser comme ça.

vendredi 9 avril 2010

Hauteville


Je ne sais plus comment gagner ma vie, n'ai pas d'autre projet qu'écrire, il fait beau. Aussi je marche dans la ville.





Je tourne dans la rue Bleu, qui devient la rue Papillon, qui devient la rue de Paradis. Dans la rue de Paradis se trouve cet arrêt de bus. Station : Hauteville.









Il suffit de suivre sur la droite, la rue d'Hauteville apparaît.












Dire Hauteville, c'est ouvrir un livre.








(en ce qui me concerne, Franck)





Aussi, en remontant, en suivant le trajet de l'autobus 26, une fois encore cette phrase : je marche dans mon livre (libre).

mercredi 7 avril 2010

En vrac, un peu de tout

Un peu de "création numérique", thème de la table ronde de la SGDL au Salon du livre, qui m'a permis de parler des Vases communicants et de Mélico, entre autres (merci Gilda, pour la photo).






Un peu d'Oloé spécial Sophie Barbaux, court texte sur les bancs des Buttes-Chaumont à paraître fin 2010 ou en début 2011 dans un livre qu'elle consacrera au mobilier urbain (en attendant, je lis Jardins écologiques qu'elle vient de publier et dont je reparlerai sûrement).




Un peu de Troisième territoire, photographies de Frédéric Delangle découvertes ce matin grâce à Pierre Ménard (merci Pierre).

Une lucarne de Joachim Séné, de nouveaux hublots de Philippe Annocque, une verrière de Berlin envoyée par Alain Pierrot (ci-contre) (et donc merci Alain !).

Voilà (un peu) de quoi est fait l'après-résidences ces jours-ci...

lundi 5 avril 2010

Colonel Fabien, début de printemps

Il y a toujours ce banc, tourné vers la place qui pourtant n'a rien à offrir, si ce n'est sa circulation - ou alors, des boulistes au centre et ce soir, au JT de TF1, un reportage sur les mineurs sans-papiers qui s'y groupent lorsque la nuit tombe, à la recherche d'un hébergement. On dirait, malgré son objectivité, revendiquée sûrement, brandie haut, sa quête d'équilibre du moins, que le commentaire grince, cherche des appuis, ébauche une pensée, ne va pas au bout.

(ou alors j'ai mauvais esprit) (c'est sûrement ça)

(ah, ce très léger appui sur enfants, mot que la loi emploie pour parler des ados de moins de dix-huit ans qu'elle scolarise-héberge-nourrit, comment l'interpréter ?).



Il y aussi, place Colonel Fabien, un début de printemps et c'est de lui, je croyais, que je voulais parler.




jeudi 1 avril 2010

accidents de personnes

On en entend rarement parler aussi précisément : Les Pieds sur terre, émission de France Culture, a été interroger des conducteurs de RER confrontés à ce que la RATP nomme sur ses écrans des accidents de personnes. Il s'en produit un par jour à Paris et en région parisienne.

Une demi-heure en ligne pendant deux jours encore, que l'on peut aussi podcaster.