Ile ronde, déchirure / tempête

Ile ronde, déchirure / tempête
couverture de Mathilde Roux

lundi 30 mars 2009

Avant-printemps























































"Voici où nous en sommes, la caractéristique de cette saison, l'avant-printemps :
Entre la nécessité de faire du feu
(Foyer rouge dans l'âtre ou le poêle)
- et la possibilité, grâce à certaines éclaircies ensoleillées (mais dues à un vent encore froid), de n'en point faire et de jouir du soleil.

*

Dans quelques jours il sera trop tard, nous serons dans l'aise, le confort du vrai printemps (ensoleillé. Feu devenu inutile). Nous aurons oublié cette sensation (émotion). Nous ne pourrons plus rien en dire.
Faudra-t-il donc attendre l'année prochaine pour reprendre ces notes et achever le tableau ?
Non, il faudrait (dans l'élan) l'achever tout de suite.
Mais le courage ? La contention d'esprit (alors que cette migraine...) ? ... et le bonheur d'expression ... ?
N'avoir que cela à faire ! et beaucoup d'énergie ! de pouvoir de contention. Voilà ce qu'il faudrait."













Francis Ponge, Nioque de l'avant-printemps.

dimanche 29 mars 2009

Fenêtres des lectures























































Petit à petit, mine de rien, début de collection : fenêtre de la BDP de Marseille (Fenêtres / Open space avec Jean-Marc Montera) ; fenêtre de l'atelier 20 du 104 (Fenêtres, livre + blog) ; fenêtre de la halle Curial à côté de la salle 200 (Cowboy Junkies/The Trinity Session) ; fenêtre de Jourdain (Dita Kepler, lors d'une soirée de lectures) ; lucarne de la Lucarne des écrivains (Cowboy Junkies) ; fenêtre de la salle de l'accueil du 104 (Dita Kepler).

Merci à tous ceux qui viennent, une fois de plus.

Dita Kepler à l'heure d'été

Depuis ce matin, des mails m'avertissent : N'oublie pas qu'on est passés à l'heure d'été. Sage remarque, étant donné :
- que ce blog est à l'heure avancée du Pacifique
- que la présentation Dita Kepler, c'est aujourd'hui à 15 heures
- etc.

Dita Kepler, troisième volet d'un travail sur les décors dont je n'ai pas encore écrit les deux premiers, est mon avatar sur Second Life. Sensible au rythme des saisons, aux matériaux, aux sons, elle n'évolue pas dans le monde virtuel mais s'approprie des éléments de décor "réels" pour se métamorphoser. Située au 104 en hiver, elle surgira donc cet après-midi... à l'heure d'été.

samedi 28 mars 2009

Mon oncle au 104



C'est peu dire que nous attendons avec impatience le surgissement de la villa Arpel, maison moderne de Mon oncle, dans la halle Curial au 104. Apparition prévue le 10 avril. Durée : jusqu'au 3 mai. Inutile de préciser qu'avec ma petite fixette sur les décors, je serai au premier rang pour assister au montage !

Entendra-t-on le glouglou de la fontaine ? Les talons de Madame qui claquent sur les dalles ? Suspense...

A propos de décor, un rappel : la présentation de Dita Kepler (Décors III, travail en cours d'écriture) aura lieu demain à 15 heures dans la salle de l'accueil (au CentQuatre, mais côté Curial). Vous entrez : à gauche, la billetterie. A droite, au fond, une salle avec coussins : c'est là.

vendredi 27 mars 2009

Lucarne

C'est donc ce soir, à 19h30, que nous nous retrouverons, Magali Brénon, Marie-Céline Siffert et moi pour y lire des extraits de nos trois livres : J'attends Mehdi, Monsieur en extase sur la couverture et Cowboy Junkies / The Trinity Session. Le lieu : La Lucarne des écrivains, 115 rue de l'Ourcq, Paris 19e, métro Crimée.

Au passage, ma lucarne préférée est sans doute celle-ci.

mercredi 25 mars 2009

Fenêtres de Vancouver





















Une fenêtre ronde supplémentaire arrivée par e-mail, puis d'autres photos de Vancouver prises par Alain Pierrot, que je continuerai à placer ici un peu plus tard. Pour ce soir, Sun Yatsen, jardins classiques chinois. Merci pour le (double) voyage...

mardi 24 mars 2009

crossroads/7

(rappel : les crossroads sont ici les points où se croisent les différents textes qui m'occupent, déjà publiés, encore inédits ou en cours d'écriture)

Jamais ça ne s'est croisé autant, je crois, et il va falloir que j'ôte toutes les feuilles fixées au mur de mon bureau, le 5.5 (une feuille par texte, par livre, avec liste de projets) pour tout remettre à plat tant ça devient inextricable.

Commençons par Fenêtres, présenté dans l'atelier 20 du 104 le 21 février dernier et qui m'a permis de faire la connaissance de Julien Legrand (fenêtres de Toulouse, de Berlin). Une amie italienne, Giovanna Demontis, s'apprête à entamer une traduction du texte en ma compagnie : il est question de se réunir une fois par semaine jusqu'à ce que le travail soit terminé. Nous n'avons pas de projet éditorial précis pour l'instant, juste l'envie de traduire ensemble. Il faut donc se replonger dans le texte, dont certaines parties, celle du second trajet, ont déjà douze ans. Je voudrais également exposer dans le 104 le tirage grand format de mon index...

Cowboy Junkies, ensuite. Lui est en pleine activité. Après une lecture aux Buveurs d'encre en octobre et une présentation au 104 le 8 mars dernier (avec écoute des titres et paroles chantées), j'en lirai des passages vendredi qui vient à la Lucarne des écrivains, soirée de "lectures croisées" qui se déroulera avec Marie-Céline Siffert et Magali Brénon. Puis il partira à Deauville : lecture prévue le 26 avril au salon Livres et musique. Entre temps, une signature a donc eu lieu à Clichy-sous-Bois : rencontré deux grands fans de l'album, comme déjà raconté ici. Avec le libraire, il est possible que l'on travaille ensemble à nouveau, on verra...
Ceux qui suivent ce petit feuilleton "crossroads" savent par ailleurs que Cowboy Junkies est une sorte de variation à partir d'un livre inédit intitulé Franck, dont un extrait était paru dans le numéro 1 de la revue d'ici là. Le numéro 2 vient de sortir : le texte très court proposé à Pierre Ménard est également une sorte d'interrogation autour de Franck, autour de la construction (ou non) d'un personnage. On pourrait le définir ainsi : fragment d'un journal d'écriture qui n'aurait pas été écrit... En fait, pour tout dire, ce que j'aimerais vraiment, depuis quelques jours, ce serait me replonger dans ce texte-là (Franck), non pour le corriger, simplement pour le relire.

Mais Dita Kepler approche, est là, ne se laisse pas oublier. Dimanche prochain, je vais lire le début de mon texte à qui voudra bien l'entendre, au 104 à 15h, dans la salle de l'accueil (côté Curial). Je pensais également présenter mon projet de journal de trajet appelé 103 bis, dont pour l'instant seul un diaporama de photographies prises en hiver existe (projeté le 21 février dernier), mais c'est sans doute un peu trop... Sans compter que se greffent là-dessus les deux autres décors (Lafayette et Daguerre) et un nouveau petit projet "spécial 104". Ca fait vraiment beaucoup. Et il y a ce qu'on ne voit pas : la vampirisation, par Dita Kepler, d'un roman intitulé Bruits que je n'ai pas réussi à mener à bien (jusqu'ici).

Enfin, textes jeunesse, le retour. Début avril paraîtra chez mon éditeur une anthologie de poésie contemporaine à destination des enfants (mais pas que) : Sac à dos. On y trouvera trois de mes "poèmes pour la route", recueil trop jeunesse pour les éditeurs "adultes", trop adulte pour les éditeurs jeunesse, sans doute pas assez d'avant-garde, pas assez classique, bref. ll s'agit d'un recueil que j'ai écrit il y a quelques années. L'idée : du début à la fin, suivre un enfant assis à la place arrière d'une voiture qui regarde par la vitre. Il regarde, ou non, s'ennuie, ou non. Parfois, ce n'est plus un enfant, mais un adulte qui se souvient de son enfance. Les deux voix se superposent, ce que j'aime particulièrement chez Janet Frame, au passage.

Voilà... après on dira que je plane un peu. Comme Dita Kepler, du reste...

(la fenêtre est de Gilda : mardi 17 mars 2009, au tôt matin, Clichy la Garenne, rue Castérès)

lundi 23 mars 2009

Tunis en mars




























Variations sur les fenêtres, parabole, arbre comme un doigt de mousse, par PdB.

dimanche 22 mars 2009

Fenêtres de Clichy-sous-Bois

Premier festival littéraire de Clichy-sous-Bois hier, réunissant pour une signature Michèle Gazier, Mercedes Deambrosis, Hugo Boris, Joseph Vebret, Maryse Rivière, Celia Levi, Antoine Laurain, Claire Fercak (alors, Claire, où étais-tu ?) et moi.

Nos couvertures de livres en si grand dans l'espace culturel, c'est la première chose, avec les tables en demi-cercle des auteurs, leurs nappes de couleur, les bouteilles d'eau posées, que j'ai vue.

A droite au-dessus de ma tête toujours cette affiche, ma cassette scannée des Cowboy si haut et en orange - ça reste un peu bizarre (même si : bien).

Puis, comme il n'y avait personne et que dès qu'il s'agit d'attendre je ne tiens pas en place, suis allée à l'étage prendre quelques photos.
























Soleil radieux et devant nous les caisses. Dans le haut-parleur, en continu, Radio Nova. A un moment, reconnu Melody Nelson dès les premières mesures malgré le brouhaha : apaisait tout.

Derrière ma table des cartes postales, une collection de Martine, trois Titeuf géants. Je prenais des notes, moi au zoo et les passants passant, repassant sans rien dire. Une fois, une femme a lu la quatrième de couverture de Fenêtres, en entier je pense, a reposé le livre sans me regarder, est partie.

J'ai commencé à fabriquer de petits panneaux pour expliquer mes livres.









Puis j'ai compté les gens, ceux qui semblaient les lire. Trois colonnes : femmes, hommes, ados et enfants. Davantage de femmes et d'enfants. Mais tout de même, entre eux et nous une frontière infranchissable, ce que je comprends : moi aussi je me sens mal à l'aise devant un auteur et sa pile de livres, lorsqu'il attend.

Suis allée au Leclerc m'acheter à goûter.

Me suis promenée dans l'espace culturel. Un vendeur présentait Boule de suif, ses différentes éditions, à un garçon et ses parents (?). Au rayon littérature, plein de choses. Acheté J'attends Mehdi de Magali Brénon que j'avais déjà lu et Is this love de Béatrice Rilos dont j'ai entamé la lecture une fois retournée à ma table. La caissière a dû user de stratagèmes très compliqués pour entrer les codes des livres, je ne sais pas pourquoi.

Trop de bruit, difficile de lire.

Mais voilà qu'on discute avec Frédéric Jaquet, de l'espace culturel, et Jean-Philippe le libraire. Et voilà que je découvre deux grands fans de The Trinity Session, l'album des Cowboy Junkies. Le libraire est un dingue de musique et Frédéric me parle de Fenêtres comme ceux qui l'aiment. Tous deux me conseillent des livres, je prends des notes. Je parle de J'attends Mehdi. A la fin de l'après-midi, Frédéric sort SA cassette des CJ, qu'il a apportée, que je photographie.

Finalement j'étais là parfaitement à ma place.


Au retour, RER E avec Michèle Gazier et Mercedes Deambrosis. Elles aussi ont eu l'impression d'avoir été lues, invitées pour les bonnes raisons.

Même si (message personnel pour Viravong, s'il passe ici), nous sommes d'accord que BD ou livre, signer près des caisses, pas simple...

samedi 21 mars 2009

D'ici là : parution du numéro 2

Je découvre à peine les premières pages du nouveau numéro de D'ici là, revue en ligne dirigée par Pierre Ménard, parue chez publie.net cette nuit ou au petit matin. Elle a pour thème la phrase suivante : Mystérieux travail d'un écart qui s'imprime.

La revue coûte 5,5 euros et comme d'habitude, on peut feuilleter les 25 premières pages gratuitement : ne vous en privez pas, le résultat est une fois de plus magnifique. Il suffit de cliquer sur la revue pour passer en grand format, déclencher la bande sonore et découvrir le travail de quelques uns des auteurs (en tout nous sommes, je crois, une cinquantaine). Parmi cette cinquantaine, Sereine Berlottier, Pierre Coutelle, Fred Griot, François Matton, Michel Brosseau...

Ci-dessus "ma" page à gauche et celle de Pierre Ménard à droite. Je lui ai proposé un texte qui évoque le travail de construction d'un personnage - mais c'est mal dire, il ne faudrait pas parler de personnage. Il se situe dans la continuité d'un autre texte, viens, paru dans la revue Dock(s) l'an dernier.

Ce que je voudrais dire ici, surtout, c'est ma joie de faire partie de D'ici là - et joie n'est pas le bon mot, une fois encore. C'est davantage.

vendredi 20 mars 2009

Samedi Solo à Clichy













Pour ceux qui seraient dans le coin ou auraient envie d'y passer : demain, signature de Cowboy Junkies à l'espace culturel du Leclerc de Clichy-sous-bois en compagnie de Claire Fercak et d'une dizaine d'autres auteurs. Les signatures auront lieu de 11h à 17h. En ce qui me concerne, j'y serai à partir de 14h environ. Ce "festival littéraire" (c'est ainsi qu'on me l'a présenté) ne semble annoncé nulle part sur la Toile.

Ce qu'on trouve en ligne par contre, c'est le site de Clichy sans cliché et sa double expérience photographie/écriture, décidée après la mort de Zyed et Bou
na, deux enfants de Clichy-sous-Bois électrocutés en 2005 dans un transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés pour échapper à la police. Deux livres, l'un de photographies, l'autre recueillant les textes de dix écrivains et d'habitants de Clichy (Des nouvelles de la banlieue) sont parus. A partir de ce dernier lien, vous pouvez écouter des extraits de textes lus à voix haute.

Fille, 84 ans, Dunedin, Nouvelle-Zélande

"My books are really just explorations... in the early days I did try to insist that they be called that rather than novels."


Janet Frame (1924-2004) a depuis peu une page Myspace en anglais. Myspace ne sait pas compter, lui donne quatre ans de plus, fait comme si elle n'était pas morte à Dunedin un mois de janvier, à 80 ans.

Peu importe : toutes les occasions sont bonnes pour parler de Janet Frame et dire que plus rien n'est paru en français depuis la sortie du Lagon et autres nouvelles aux Editions des femmes. Alors, les autres textes, les "explorations", c'est pour quand ?

jeudi 19 mars 2009

Printemps au 104

En revenant du salon du livre, une bonne nouvelle par e-mail : ma résidence au 104 est reconduite jusqu'à fin juin, ce qui va me permettre d'installer Dita Kepler au printemps et de partir en même temps que plusieurs des artistes en résidence.
Tout cela non payé, toujours, ne rêvons pas (il va falloir trouver des à-côté), mais je suis quand même très contente.

En ce moment, les étudiants des Beaux-Arts exposent ; le Merle Moqueur s'installe (ouverture prévue le mois prochain) ; le café prend forme côté Aubervilliers. Et les portes ont été ouvertes pour la première fois dimanche dernier entre les deux halles : enfin ne plus se heurter, passer, fluides, d'un bord l'autre...

ce qui en images pourrait donner
























chaises et tables suspendues côté Aubervilliers, livres de tags du quartier côté Curial













travaux du restaurant et de la Maison des petits halle Curial












ouverture de la porte centrale et accès aux cours anglaises dans lesquelles les sorcières (les miroirs incurvés) permettent à ceux d'en haut de voir le rez-de-chaussée et à ceux du bas les ateliers situés à l'étage

mercredi 18 mars 2009

Rondes







Berlin, le Marie-Elisabeth-Lüders-Haus, près du Reichtag : photographies de Julien Legrand, rencontré au 104.








Paris, 104, donc : sa photographie noir et blanc.

lundi 16 mars 2009

Fenêtres du salon































Porte de Versailles, salon du livre, lundi jour des professionnels. Parmi eux, toute une série de blogueurs littéraires et autres énergumènes numériques, parfois aux prises avec des animaux sauvages, brontosaures surtout.









Pour ma part, je fus bien lotie : les brontosaures étaient partis, restaient les gens qui cherchent. Nous parlâmes argent, création jusqu'à nous faire virer par une voix dans un haut-parleur qui, semblait-il, déclamait un poème.









J'avais photographié des fenêtres, mais aussi quelques tabourets à hauteur modulable.