Ile ronde, déchirure / tempête

Ile ronde, déchirure / tempête
couverture de Mathilde Roux

jeudi 31 mai 2007

L'Orient-Express

capté par Alain ce matin en direction de gare du Nord.





Echappé du feu rouge

En cherchant Violette à Jaurès (voir ci-dessous), vu un piéton échappé du feu rouge qui traversait la passerelle, à l'écluse.





La femme au petit renard

Elle sacrifiait cinquante-cinq francs à l'achat d'un billet de métro, elle fredonnait, elle se prenait pour un petit papillon avant l'orage, elle descendait sur le quai de la station Jaurès, des trains l'amenaient à la station Strasbourg-Saint-Denis où elle restait longtemps. A sept heures elle s'asseyait à côté du portillon, près de deux employées qui causaient en surveillant les départs, les arrivées, la descente, la montée des voyageurs. Le flux et le reflux la rassuraient. Le conducteur du train lui prenait et lui rendait autant de troupeaux qu'elle en désirait. Leurs rides, leurs soucis, leur somnambulisme, leur fatigue, elle ne voulait pas les voir. C'est leur chaleur qu'elle leur demande : elle se prive de pain, ils la réchaufferont. Elle voyage assise dans un souterrain où les doigts des dactylos, le poignet des emballeuses, la taille des vendeuses de chaussures, le front des employés de banque, l'oreille de la standardiste, le pied du facteur l'émerveillent.

La Femme au petit renard, Violette Leduc, Gallimard, 1965, pages 20-21.

mercredi 30 mai 2007

Fenêtres préférées

Il suffisait de lever la tête... En ouvrant grand on voit aussi une petite ombre de cheminée, l'antenne moustique, un pan de mur vert en soupente.


Colorine

Derrière l'arceau si on se penche on trouvera peut-être les deux alpinistes.

Tati dans l'ombre et la lumière

Prise du quai à Barbès, direction Nation. En cliquant sur la photo, on peut apercevoir l'hôtel de Savoie, dans le fond à gauche. Il n'est pas dans le livre, on se demande pourquoi...

vendredi 18 mai 2007

Fenêtres remuent

Merci à Sereine Berlottier d'avoir présenté les Fenêtres sur remue.net, dont la revue avait accueilli les premières pages il y a cinq ans.
C'est ici.

De Sereine, il faut lire (si si, il faut!) Nu précipité dans le vide (Fayard, 2006). Et paraît le 25 mai Chao Praya, aux éditions Apogée.